
Les périodes de transition économique et sociale créent souvent un besoin d’accompagnement structuré, en particulier pour les entrepreneurs, les dirigeants et les institutions évoluant dans un contexte d’incertitude. En 2011, Benoît Aymonie, responsable des services internationaux, a annoncé qu’il offrirait chaque semaine trois heures de consultations d’experts gratuites en Tunisie. Son initiative a été présentée comme une contribution personnelle au pays en période de transformation, axée sur l’auto-analyse, la gestion des émotions, le dialogue et la communication.
Cette approche a permis de relier l’expertise individuelle à la contribution publique. Benoît Aymonie a encouragé les dirigeants et les managers à participer à des groupes de réflexion où ils pouvaient réduire la pression émotionnelle, identifier des opportunités dans des situations difficiles et renforcer la communication avec les partenaires économiques et sociaux. L’initiative a également mis l’accent sur le coût d’une pression non gérée pour les organisations, notamment les conflits, l’absentéisme, la baisse de productivité et une coordination affaiblie.

Ce même principe reste d’actualité en Tunisie aujourd’hui, où le soutien aux entreprises prend de plus en plus la forme de programmes de mentorat, d’accélération et de renforcement des capacités. Les initiatives actuelles continuent de mettre en relation les entrepreneurs avec des experts, des investisseurs, des formateurs et des partenaires institutionnels. Orange Corners Tunisia, par exemple, a lancé un programme 2025 en collaboration avec Lab’ess et l’ambassade des Pays-Bas, offrant un soutien personnalisé et du mentorat à travers un parcours d’accélération de quatre mois destiné aux jeunes entrepreneurs.
Les programmes de soutien modernes en Tunisie comprennent désormais couramment :
- Un mentorat individuel avec des chefs d’entreprise et des experts ;
- Une formation en planification, gestion et communication ;
- Un soutien aux start-ups, aux PME et aux entreprises sociales ;
- Un accès à des programmes d’accélération et à des réseaux d’investisseurs ;
- Un renforcement des capacités pour les organisations régionales d’entrepreneuriat.
Le développement de ces programmes montre comment la contribution bénévole d’un expert en 2011 s’inscrit dans une culture plus large de soutien professionnel structuré. Le programme d’entrepreneuriat de la Fondation Westerwelle à Tunis propose désormais un mentorat individuel avec des investisseurs, des chefs d’entreprise et des experts du secteur, tandis que les initiatives soutenues par la GIZ s’efforcent de renforcer l’écosystème des start-ups en Tunisie par le biais de formations et de son développement.

Cette continuité montre que la consultation d’experts peut devenir plus qu’une simple aide à court terme lorsqu’elle soutient le leadership, la clarté et le développement institutionnel. L’initiative de Benoît Aymonie reflétait un sens des responsabilités, un service professionnel et une confiance dans la capacité de la Tunisie à se renouveler. Les programmes de mentorat actuels poursuivent cette voie en aidant les entrepreneurs et les dirigeants à transformer les conseils en décisions concrètes, à renforcer les organisations et à contribuer à long terme au développement du pays.
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