Tunisie : les industriels de Bizerte donnent de la voix

La visite que le ministre de l’Industrie, Kamel Ben Naceur, a effectuée dans la région de Bizerte et la réunion de travail qui s’en est suivie n’a nullement dérogé aux précédentes et l’on a eu droit, comme de juste, aux sempiternelles doléances assorties des habituelles promesses et engagements d’étudier la question en profondeur et d’y apporter les solutions adéquates dans les délais les plus brefs.

Voilà bien une décennie que le problème des zones industrielles est programmé, exposé et débattu sans qu’une ombre de solution soit apparue. D’où la réitération des mêmes litanies et des mêmes solutions tronquées.
Sur les 13 zones industrielles que compte le gouvernorat, une seule peut se targuer de répondre aux normes de fonctionnalité requis, quoique certains problèmes de gestion et de maintenance continuent à perdurer.
Problèmes fonciers, infrastructure de base dégradée, démission des groupements de maintenance, et les coûts grandissant de l’énergie, outre les longues et fastidieuses démarches administratives, contribuent à n’en pas douter au ralentissement des activités productives des zones et aussi l’affaiblissement des investissements.
Aussi, a-t-on, une fois de plus, réitéré les demandes des promoteurs et opérateurs industriels dans ces zones de prendre, enfin les mesures nécessaires pour la réhabilitation de ces espaces aux niveaux de l’infrastructure, de l’entretien et insistant sur l’impérieuse nécessité de revoir le code des investissements afin de simplifier la création de projets et d’attirer les promoteurs.
Sans oublier l’alimentation urgente de la région en gaz naturel, projet de nature à améliorer la rentabilité des unités industrielles, qui avait été programmé pour 2014 mais qui a été tout simplement abandonné pour des raisons politiques purement subjectives.

M. BELLAKHAL