Tunisie : à Ghar-El-Melh, les rêves de la population entre espoir et promesses informelles

La visite d’une personnalité gouvernementale, d’un ministre à une localité quelconque est toujours perçue comme une occasion propice et rare pour la population et ses représentants de présenter leurs doléances et représentations d’un futur prometteur de la cité.

C’est fort légitime et réfléchi, nonobstant la forte improbabilité que les propositions émises et les projets caressés soient retenus, encore moins concrétisés en dehors d’une programmation officielle.
Par ailleurs, la personnalité pour laquelle a été programmée la visite ne saurait expliquer à des citoyens se nourrissant d’illusions l’incertitude qui pourrait entourer leurs demandes. D’où des promesses vagues qui demeurent souvent lettres mortes.
La visite du ministre de l’Equipement et de l’Aménagement du territoire à la ville de Ghar-El-Melh s’est inscrite dans ce cadre. Une cité en expansion qui nécessite des projets conséquents, que l’on avait naguère promis mais dont très peu ont pu voir le jour. Les citoyens ont assailli le membre du gouvernement pour lui énumérer, après visite des lieux de patrimoine, cela va sans dire, les innombrables besoins de la ville en matière d’infrastructure, notamment. Comme il est également permis de rêver, on a exprimé au ministre le désir que le village de pêcheurs devienne un centre économique, culturel et sportif de première importance. Encore faudra-t-il s’attaquer au problème endémique des constructions anarchiques qui ont transfiguré la région en une systématique entreprise de violation du milieu naturel.
Que pensez-vous que le ministre fit ? Il a écouté et promis, encore une fois, « d’étudier la chose » et d’en référer à qui de droit.

M. BELLAKHAL