La Tunisie espère briller grâce à son mégaprojet Tunisia Economic City (photos)

Plus de 50 sociétés internationales, venues de 30 pays ont mis le cap sur la Tunisie pour investir dans le mégaprojet « Tunisia Economic City ». L’idée fondamentale de ce mégaprojet repose sur la création de la première cité économique, touristique, culturelle et sociale moderne en Afrique, ce qui lui donnerait une dimension méditerranéenne et internationale.

D’un coût global avoisinant 50 milliards de dollars américains (USD), ce mégaprojet qui consiste à bâtir une cité intelligente et ultra-moderne à Enfidha et qui s’étend sur 90 km² de superficie sur une longueur de littoral s’étendant sur 18 km, a été officiellement dévoilé, lors d’une conférence de presse tenue mardi 9 septembre 2014 à l’hôtel Le Palace Gammarth, en présence d’une délégation saoudienne conduite par l’émir Fahd Ben Mokren Ben Abdelaziz Al Saoud, partenaire fondateur du projet, du président de l’Assemblée nationale constituante, Mustapha Ben Jaâfar, et du fondateur du projet Riad Khalifa Toukabri.
Selon les fondateurs du projet, ce montant sera déboursé sur 15 ans et ce, sans emprunts ni dettes. Ainsi, parmi les partenaires, figurent des pays comme le Brésil, l’Inde, l’Arabie Saoudite, les Etats-Unis, la France, la Nouvelle Zélande et le Bahreïn.

Cette cité devrait devenir « la porte de la Méditerranée » sur les plans économique, touristique, scientifique, social et civilisationnel. Tout en se basant sur l’échange commercial, scientifique, civilisationnel et touristique, le projet constituera un lieu de rencontre internationale entre l’Orient et l’Occident, le Sud et le Nord.
Dr Riadh Khalifa Toukabri, Président fondateur de Tunisia Economic City, a déclaré : « Ce projet va contribuer à établir l’identité et l’avenir du développement économique en Tunisie et dans toute la région de façon générale car doté d’une vision nouvelle et globale. Après avoir profondément étudié la situation mondiale et régionale, nous avons pensé à créer des opportunités d’investissement modernes et développées dans un projet économique mondial ambitieux qui couvre tous les domaines cités ».
« Nous avons commencé à travailler avec nos partenaires pour attirer des investisseurs internationaux qui se sont illustrés dans les domaines de l’hôtellerie, du divertissement, de la médecine, de l’industrie médiatique et de tout ce qui pourrait apporter un plus à ce projet comme pôle mondial exemplaire. Après l’avoir exposé à nos partenaires et investisseurs, ces derniers y ont manifesté un grand intérêt. Nous avons senti chez eux une volonté sincère de mener ce projet à bien et de contribuer au développement économique de la Tunisie » a-t-il également ajouté.
Selon les études initiées par le bureau KPMG, le projet Tunisia Economic City ambitionne de capter 5 à 7 milliards d’investissements par an et 2 millions de visiteurs par an d’ici 2030. Sa construction totale s’étalera sur une durée de 15 ans et participera à la création de 250.000 emplois directs et indirects, durant ses 10 premières années. Le but du projet est par ailleurs de développer le système économique de la Tunisie et de lui octroyer sa dimension géo-économique en tant que porte de la Méditerranée et lieu de rencontre international et civilisationnel. Le projet aspire aussi à faire de la Tunisie une zone de libre échange commercial favorisant les échanges économiques à l’échelle mondiale.

Qualifié « projet du siècle », Tunisia Economic City est, selon ses fondateurs, effectivement un mégaprojet à grands investissements qui permettra à la Tunisie d’avancer à pas géants vers la réussite et la prospérité et de s’octroyer une position forte sur la scène internationale.
Il s’agit donc d’une cité complète à dimension et vocation internationales grâce à la qualité et la diversité de ses composantes et services. La cité est en effet composée de :
Un port commercial et touristique qui permettra l’entrée de bateaux de toutes tailles, une cité industrielle, une zone franche de stockage, une partie pour les foires et le libre commerce, une partie centre ville avec une partie ancienne ville, une cité médiatique, une cité médicale et une autre pour la recherche scientifique et le développement, une cité pour la fabrication de médicaments, une cité touristique et hôtelière de très haut standing, une cité résidentielle avec de grands « borj » qui culmineront dans le ciel, de grands centres commerciaux, une cité sportive, une autre pour le divertissement et une cité de patinage et de ski parmi les plus luxueuses au monde.

En examinant les détails du projet, il est à souligner que la zone industrielle occupera 15,05% de la superficie totale pour être ainsi la première cité spécialisée dans le stockage industriel. Elle participera surtout à développer et à mobiliser le reste des zones industrielles se trouvant à l’intérieur du pays. Pour ce qui est de la zone libre de stockage, elle sera réalisée sur 7,27% de la superficie totale du projet et comprendra les services de stockage et les services logistiques. Pour le port commercial en eaux profondes, il sera établi sur une superficie de 4,04% de la superficie globale et englobera les services de stockage, de logistique et d’expédition. Ce port sera le plus moderne dans le domaine du transport maritime et de la technologie. S’agissant de la zone libre des foires, elle s’étendra sur 10,54% de la superficie du projet. Elle sera munie d’un espace pour les foires permanentes qui permettront aux entreprises mondiales de commercialiser leurs produits vers l’Europe, l’Afrique, les pays voisins et le reste du monde.
Parmi les composantes de Tunisia Economic City, figure encore la cité touristique qui s’étendra sur 9,71% de la superficie du projet et qui englobera des resorts, des hôtels et des centres touristiques.
Il est à noter que l’État tunisien entrerait dans le capital du projet avec l’apport du terrain. Selon ses fondateurs, les investisseurs ne comptent pas acheter le terrain au dinar symbolique, mais veulent que l’État tunisien soit partie prenante justement avec le terrain. Pour cela, une commission est en train d’évaluer cet apport et d’étudier cette proposition de partenariat.

Meriem.Kh