Tunisie : «La voix de l’enfant» regagne enfin ses pénates

Après des années passées en incessantes pérégrinations entre locaux aux loyers onéreux et hors normes, l’Association « la voix de l’enfant » de Bizerte vient enfin de gagner ses propres pénates.

Nous l’avions annoncé dans un précédent article de présentation de cette attachante et fort sympathique entreprise aux objectifs éminemment sociaux qui s’occupe de procurer un foyer momentané à des nouveau-nés privés de soutien maternel et familial (lire notre article).
Le comité directeur, conduit par son énergique et résolue présidente, Héla Askri Belkahia a dû travailler dur pour d’abord dénicher un terrain, dans une ville où les réserves foncières sont quasiment inexistantes, puis pour faire admettre au ministère des Affaires sociales et celui des biens de l’Etat de l’impérieuse nécessité d’un tel projet. La lutte a été rude mais efficace et le succès fut au bout du long parcours.
Une somme de 290 mille dinars a été allouée par le ministère des Affaires sociales pour la réalisation, selon des normes spécifiques, du projet. Et les bonnes volontés de se mobiliser sans tarder, à commencer par un collectif de jeunes architectes qui ont conçu un ouvrage plaisant mais surtout fonctionnel. Une somme certes consistante mais qui s’avère insuffisante si l’on considère les nombreux équipements nécessaires. Il est vrai que l’association a réussi grâce au sérieux qui caractérise son action à fédérer un grand nombre de bienfaiteurs lesquels se sont manifestés en fournissant du matériel de la cuisine, des éléments de bureaux, des lits pour nourrissons ou des parcs.
Il n’en demeure pas moins que les salaires des 14 assistantes maternelles grèvent lourdement le budget de l’association qui devra continuer à s’appuyer sur un bénévolat aléatoire et sur une propension humaine au bien hypothétique. Ce qui ne saurait, logiquement, apporter le soutien fort et constant que l’action d’un tel organisme commande.

M.BELLAKHAL