Tunisie : l’économie verte en débat à Bizerte

economie_verte.jpgLe centre d’Affaires de Bizerte a organisé, en collaboration, avec l’Agence allemande de coopération, GIZ, un atelier de travail intitulé « Economie verte : entreprendre autrement ».

Impliquant des experts et des universitaires, la rencontre a tenté de sensibiliser et de motiver les participants, en majorité des promoteurs à la recherche de créneaux innovants, aux opportunités d’affaires dans le secteur de l’entreprenariat vert. Lors des interventions, l’Economie verte est présentée tel un modèle de business basé sur la production et la consommation responsables venant en réponse à différents défis qui ont émergé durant les dernières décennies. L’entreprise verte est, par conséquent, une entité qui produit ou offre des produits, services ou processus qui préservent l’environnement en prévenant, limitant et réduisant les dommages portés à l’environnement. L’on a tout d’abord présenté l’état des lieux du Green entrepreneurship dans une Tunisie en période de transition, qui vise à mettre en œuvre le développement durable dans l’activité économique.
Il est à signaler qu’en Tunisie, une centaine d’ateliers et cycles de formations ont été organisés, sur des thèmes touchant à la gestion de l’environnement, traitement des eaux et des déchets, économie d’énergie, pollution de l’air, sécurité environnementale… Durant les cinq dernières années, l’on a enregistré une frénésie dans la création d’entreprises « vertes » avec près de 400 unités réalisées dans le secteur énergétique et qui ont généré quelque 2400 postes d’emplois sur tout le territoire. Par ailleurs, un millier d’unités ont été créées dans le domaine de la gestion des déchets (normaux et dangereux), avec plus de 30 000 postes d’emploi. Quant à l’agriculture Bio, plus de 170 unités ont été créées, occupant plus de 330 000 ha et concernant les dattes, l’huile d’olive, les fruits, les céréales…
L’on a souligné, en l’occurrence, la nécessité pour la Tunisie d’agir juste et dans la durabilité au regard des nouvelles opportunités postrévolutionnaires offertes. Des éléments d’une stratégie et d’un plan d’action pour la Tunisie ont été exposés, sous-tendus par l’existence d’un cadre réglementaire exhaustif, des ressources humaines qualifiées, des programmes et know-how rompus à la politique environnementale.
En conclusion, il a été convenu que l’entrepreneuriat vert constitue une chance pour l’économie et l’environnement en Tunisie mais que, à côté des atouts dont le pays se prévaut, une évaluation et une démarche sont nécessaires outre une mobilisation de tous les acteurs dans une large opération de sensibilisation, de promotion de la créativité, d’assistance aux start-up, d’encouragement à l’innovation.

M.BELLAKHAL