Tunisie : et si on s’en souciait de la pollution à Nabeul ?

pollution_Nabeul_1.jpgLa qualité de l’air que nous respirons n’est plus ce qu’elle était. La dégradation de notre environnement et ses conséquences sont bien là.

Si, en fait, il y a quelques années, on était bien loin du smog qui accablait Londres et certaines villes d’Europe, ce n’est plus le cas de nos jours où, il est quasiment impossible d’échapper, en raison du boom démographique qui caractérise les grandes villes, d’une part, et de l’activité industrielle qui a connu un grand essor, de l’autre.
Nabeul n’échappe pas à cette pollution. Elle vit ces derniers jours un cauchemar. Et pour cause la décharge de Btin située à deux kms de la ville pollue la cité. Les nuisances viennent notamment des nuages de fumée qui, parfois, enveloppent toute la zone, répandant ainsi une puanteur insoutenable à travers la localité, atteignant même la ville et ses environs. Les occupants des maisons proches de la décharge sont souvent contraints, non seulement de fermer portes et fenêtres, mais en plus de boucher «hermétiquement» le moindre interstice d’aération pour empêcher les odeurs de pénétrer dans les maisons. Cette décharge est devenue sauvage où tous les excès de pollution est permis. Industriels, aviculteurs, potiers et agriculteurs déversent leurs déchets dans cet espace. Ceci sans oublier leur combustion. Ce qui est très mauvais pour l’environnement et pour l’Homme.

Conscient de cette détérioration de l’environnement, le maire de Nabeul Chihab Ghalab s’est déplacé, jeudi 25 octobre, à Btin où il est intervenu en personne pour mettre fin à cette pollution qui menace Nabeul. Des engins municipaux ont vite pris place pour éradiquer ce mal et réduire cette fumée qui menace la santé des Nabeuliens depuis une semaine. Une évidence, bien entendu, si le citoyen ne s’y associe pas. Décharges anarchiques, rejet des eaux usées dans les cours d’eau (oueds), en plus de l’incivilité avérée d’une partie de la population qui ne se soucie guère de l’écologie ou de l’écosystème. M. Ghalab se voit, par conséquent, de plus en plus ébranlé. Aujourd’hui, il est de notoriété publique que beaucoup d’endroits sont pollués sans que l’on daigne crier au scandale.

En somme, il est impératif actuellement de se pencher sur ce fléau dévastateur en mettant en place des mécanismes et des moyens à même d’en finir une bonne fois pour toutes avec ce problème ô combien nuisible pour la santé publique et l’écosystème à Nabeul, a estimé M. Ghalab qui compte mettre fin à cette pollution avec l’ l’Agence Nationale de Gestion des Déchets (ANGED).

M.Y
Crédit photo : Rached Berrazégué