Tunisie : les transferts des travailleurs à l’étranger en deçà des attentes

travailleurs_etranger.jpgÀ Bizerte, deux dizaines de personnes à peine étaient comptées, mercredi 18 juillet, à ce séminaire régional qui avait pour thème, pourtant important, de « la relation entre l’émigration et le développement régional ».

L’on ignore la raison de la défection de nos compatriotes à l’étranger pour une telle rencontre qui devrait les intéresser tout particulièrement. On ne le saura certainement pas, car il n’est nullement dans nos traditions d’analyser les faits et d’en tirer les enseignements.
Ce séminaire devait être rehaussé par la présence du secrétaire d’Etat à l’émigration, il a été animé en fin de compte par le président directeur général de l’Office des Tunisiens à l’étranger, OTE, en présence du gouverneur de Bizerte et d’un chargé de mission auprès du ministre du Développement régional et d’un directeur général de l’OTE.
Appel a été lancé aux « enfants de la région travaillant à l’étranger » pour poursuivre leurs efforts pour la consolidation de l’investissement dans leur région d’origine à travers les transferts de devises qui devraient être investies dans des projets productifs. Les assistants ont été assurés « d’un soutien sans faille de l’administration » qui devra leur simplifier les démarches au possible. D’ailleurs, a-t-on annoncé, différentes commissions régionales et locales ont été constituées et chargées de lever tout obstacle face aux éventuels promoteurs et investisseurs parmi nos concitoyens à l’étranger.
Le PDG de l’OTE a, de son côté, donné un aperçu des opérations de malversation opérées par le régime déchu qui utilisait l’Office et ses différentes antennes à l’étranger pour des financements illicites ayant atteint, en 2010, la somme relativement élevée de 920 mille dinars. Il a annoncé, en l’occasion, la profonde réforme entamée au sein de l’Office dans un désir de rompre avec le passé. L’intervenant a indiqué que quoique les transferts de devises aient évolué, en 2012, de 25% par rapport à la même période de 2011, seuls 4% des sommes transférées sont investis dans des projets productifs, le reste étant consacré à la consommation.

M. BELLAKHAL