Tunisie-Tourisme : la page du chaos définitivement déchirée ?

touristes_plus.jpgLes Algériens retrouvent, enfin, « leur » Tunisie. Ils sont 100 000 à y avoir passé les fêtes de fin d’année. De cette Tunisie, on gardera finalement l’image d’un pays qui se remet doucement d’une Révolution, tout en offrant le visage serein d’une destination de rêve où tout est dédié au tourisme sous toutes ses formes.

Considérés comme l’un des contingents les plus importants de touristes étrangers, les Algériens, quelque 1,2 million par an, sont classés parmi les touristes les plus dépensiers. Le touriste algérien laisse derrière lui pas moins de 500 dollars par semaine, ce qui fait de lui un vecteur de revenu important en devises.
La Tunisie est un pays de passage pour 65% des Algériens qui voyagent vers l’étranger. 700 000 dinars tunisiens seront consacrés à l’organisation de campagnes promotionnelles en Algérie afin de stimuler la demande sur la Tunisie. L’objectif avoué était de séduire les Algériens et les convaincre de passer leurs vacances sous le ciel tunisien.
« 2012 sera encore difficile pour le secteur et l’année prochaine sera celle de la véritable relance. On s’est préparé pour recevoir les touristes algériens, libyens et européens pour mars et les mesures sécuritaires ont été prises au gouvernorat de la région. On s’attendait à voir les Algériens à partir de fin juin sur les zones classiques, Nabeul Hammamet, Sousse, Tunis et Tabarka qui accueillent quelque 80% de touristes pendant l’été », a indiqué Wahid Ben Youssef, commissaire régional au tourisme de Sousse, au journal « liberte-algerie.com ».
Pour Bassem Ouertani, commissaire régional au tourisme de Yasmine Hammamet, le nouveau gouvernement n’a pas intérêt à toucher au tourisme et les islamistes doivent laisser les professionnels travailler pour l’intérêt du pays. Pour lui, ce qui s’est passé l’été dernier n’a pas de lien direct avec la Révolution mais découle de plusieurs problèmes conjoncturels avec en toile de fond l’offensive turque qui s’est attaquée aux marchés traditionnels tunisiens.
Afin d’arrêter l’hémorragie, les Tunisiens s’adossent sur une infrastructure hôtelière performante, des investissements étrangers, une qualité de service professionnelle et des managers jeunes à qui ont fait confiance. Ils ont également opté pour des opérations de charme afin de réexporter l’image d’Épinal de la Tunisie à travers le monde.

M.Kh