Tunisie : les élections répondent-elles aux exigences d’une vraie renaissance ?

Republique_citoyen.jpgLes enjeux de la pérennité de notre République sont énormes, les problèmes sont innombrables et parfois complexes et incontrôlables, nécessitent l’organisation d’une large consultation sur nos choix immédiats palliatifs et stratégiques,

qui doivent découler d’inspirations, de réflexions, d’imagination des hautes compétences, des maîtres penseurs de très haut niveau pour retenir et mettre en œuvre une panoplie de mesures pouvant alimenter la confiance du citoyen envers l’action publique et dissiper son anxiété, et, lui disposer une ardoise de perspectives optimistes plausibles.
Les élections du 23 octobre 2011 constituent de grands bouquets d’espérances offerts à la génération actuelle, mais ne semblent pas répondre objectivement aux exigences d’une vraie renaissance qui ne pourrait s’enclencher que par une « viabilisation » de notre présent, et l’émanation d’une Assemblée Nationale Constituante constituée principalement des sommités capables d’appréhender et d’identifier les enseignements et les solutions adéquates de nos problèmes nationaux.
Les destructions successives et irraisonnées des facteurs potentiels et de la dynamique vertueuse du développement, ont empêché l’émergence de modèles de clarté et de règles de transparence, dont leur ampleur requiert un bilan exhaustif de l’état de santé de notre Nation suivie d’une mise à niveau récurrente et pyramidée.
Le devoir sacré envers la Nation est une obligation civique, morale, viscérale et essentiellement vertueuse, il dicte à la citoyenneté d’agir pour une Tunisie forte, juste et confiante dans son présent et son futur, jouissant de la dignité et de la liberté au sein d’une société où la stabilité ne sera pas synonyme d’immobilisme et de rigidité.
Devant ces intempéries de l’existence, les solutions et les choix économiques s’avèrent insuffisantes et parfois subjectives en raison d’une énorme accumulation des déficits dans le développement de l’intériorité intime de la citoyenneté, dans les réponses profondes aux ambitions personnelles et la restitution du bonheur au citoyen par le biais du vecteur de la communication.
On relève une diminution fort significative, voire anomique dans l’étude et la mise en œuvre de grands projets économiques étatiques, une gesticulation des choix fondamentaux et l’absence de lecture mesurée rétrospective des enjeux et un disfonctionnement de l’ascenseur social. En plus, l’état de santé de notre Nation est ébranlé par un déséquilibre flagrant et grave, d’une part, entre le déploiement adéquat des potentialités humaines et les opportunités et les priorités des investissements, et d’autre part, entre le foisonnement des investissements dans les régions du littoral et l’insuffisance de création et de mise en œuvre de projets de développement global-intégré dans les régions du nord et sud ouest qui sont les régions les plus riches de notre pays par leur vierge ruralité.
Il apparaît clairement que l’équation « vouloir et pouvoir » nécessite une meilleure identification et une adéquate évaluation par la profusion des idées pertinentes et, des mises à niveau récurrentes, circonstancielles et futuristes. La problématique des énigmes des enjeux de développement transversal et vertical et du bonheur d’existence nationale, n’a jamais fait l’objet de sérieuses recherches vertueuses à imaginer une croissance tenant compte de la voracité de la génération actuelle et de la nécessité de constituer des réserves de patrimoniales.
La quintessence et la circulation d’idées circonspectes et, l’audace, la sagesse et les grandes capacités d’imagination de l’élite de la Nation peuvent dissiper l’immense inquiétude et l’angoisse fondamentale relative au futur de la République, et surtout, anéantir les bactéries d’égocentrisme au profit de la vertu de la moralité et des valeurs humaines.
La citoyenneté c’est l’expression permanente et vigilante non circonstancielle de la foi patriotique, notre Nation a besoin considérablement d’actes de confiance et de nouvelles exigences pour mouvoir ses énormes potentialités d’imagination et aborder son présent et son futur. Il s’agit de prendre pleinement conscience que la puissance et la pérennité sont une sacrée émulation pourvue de réalisme et d’excellence pouvant engendrer une nouvelle philosophie d’existence.
A cet égard, la conscience nationale s’est réveillée de manière admirable, revendique une Deuxième République devant être construite sur des nouvelles bases constitutionnelles, démocratiques et sociales.
L’émergence de notre Nation en tant que « pays distingué », fort par le haut niveau de son QI, ses cultures et ses riches qualités et capacités de production multiples, devra permettre de bien veiller sur les propriétés et les aptitudes d’excellence de notre tissu national.
En guise de conclusion, ces réflexions, évoquent des actions à procréer par une base « arbustive », l’adoption d’une mentalité de qualité et de transparence et la consécration d’une solidarité perpétuelle entre toutes les classes sociales et les générations.

Bechir Mahmoud Bouhlel