Le budget général de l'Etat est estimé à 13 552 millions de dinars en 2006 contre 12 862 millions de dinars en 2005, soit une augmentation de 5,4%.
Ce budget sera alimenté par des ressources propres à hauteur de 9742 millions de dinars, soit 71,88% et par des emprunts dans la limite de 3810 millions de dinars, soit 28,11% des ressources budgétaires.
Les ressources fiscales, composante des ressources propres, sont estimées à 8282 millions de dinars, soit un taux d'accroissement de 6,6% par rapport à celles de 2005 et de 8% en comparaison avec les projections de la Loi de Finances 2005.
Le taux de pression fiscale pour 2006 est estimé à 20,6% contre 20,9% en 2005.
Les ressources non fiscales proposées s'élèvent à 1460 millions de dinars contre 1346 millions de dinars en 2005 et 1411 millions de dinars prévus par la Loi de Finances du même exercice.
Les ressources d'emprunt s'élèvent à 3910 millions de dinars tandis que les dépenses de gestion et d'équipement sont estimées respectivement à 7076 millions de dinars et 2607 millions de dinars contre des projections actualisées en 2005, respectivement de l'ordre de 6529 et 2466 millions de dinars.
Le service de la dette est estimé pour le prochain exercice à 3869 millions de dinars dont 1939 millions de dinars d'emprunts intérieurs et 1930 millions de dinars d'emprunts extérieurs.
Par ailleurs, le schéma de développement pour l'exercice 2006 prévoit un taux de croissance de 5,8% contre 4,2% en 2005 et un taux d'accroissement évolutif de l'investissement devant atteindre 22,7% du PIB.
Ce schéma sera axé sur la promotion de l'emploi avec la création de 78 000 postes contre 76 500 en 2005, l 'impulsion de l'investissement privé dont la part sera porté à 56,9% du volume global de l'investissement et la création de nouvelles entreprises.
L'accent sera mis sur le renforcement de l'économie du savoir, la consolidation du processus de développement dans les régions, la préservation des grands équilibres financiers et la mobilisation de 1100 millions de dinars d'investissements directs étrangers (IDE).
Il s'agit également de mobiliser au niveau national plus d'épargne dont le taux est appelé à atteindre 21,4% du PNB et ce en oeuvrant à rationaliser la consommation et à diffuser la culture du "consommer tunisien".
Au plan sectoriel, le schéma prévoit également des actions visant à promouvoir les ressources humaines, à impulser le développement social, l'assistance sanitaire, le renforcement des activités culturelles et de jeunesse, l'amélioration de la compétitivité de l'économie, la modernisation du secteur financier et le développement des exportations. |