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L’ANGED clôture la première phase du projet de gestion écologiquement rationnelle des PCB en Tunisie

Dans le cadre de l’exécution du plan national de mise en œuvre de la convention de Stockholm sur les Polluants Organiques Persistants (POP), l’Agence Nationale pour la Gestion des Déchets (ANGed) vient de clôturer la première phase du projet de gestion écologiquement rationnelle des PCB en Tunisie.
Ce projet, qui s’attaque aux sources d’émissions des polychlorobiphényles (PCB) en Tunisie, tels les huiles et les déchets etc, a pour objectif d’éliminer les équipements et les matières qui contiennent et/ou qui sont contaminés par les PCB. Le projet s’étend de 2013 à 2025 avec le soutien de l’ANGed, de la Banque Mondiale et du Fond pour l’Environnement Mondial (FEM).
Lors de la cérémonie de clôture de la première phase du projet, Mme Aziza Hamrouni Kerrou, Coordinatrice Nationale des activités de gestion des PCB Projet FEM (PCB&DAS), a souligné l’importance de cette démarche et de la lutte contre la contamination des PCB en Tunisie : « Nous travaillons sur la mise en place d’un plan d’élimination national des PCB à travers une gestion rationnelle et écologique des équipements électriques et des déchets contenant ou contaminés par des polychlorobiphényles. Notre objectif est de réduire les impacts nocifs des PCB sur la santé et sur l’environnement».
Elle ajoute : « Jusqu’à présent, le projet a permis le recensement de 2051 équipements à PCB, répartis sur 140 sites sur toute la Tunisie dont 1100 tonnes en rebut et 1214 tonnes encore en service. Aussi, l’élaboration de 91 plans de gestions environnementales et sociales (PGES) pour plus de 140 dépôts abritant des équipements contaminés par les PCB répartis sur la totalité de la république. Les sites renfermant les plus grandes quantités de PCB (presque 80%) sont relatifs au stockage des équipements en rebus de la STEG, de la CPG, de la GCT et d’El Fouledh».
1050 tonnes d’équipements contenant du PCB ont été collectées, conditionnées et exportées pour un traitement à l’étranger dans des installations spécialisés et agréées. Dont une partie a été incinérée et une autre décontaminée puis recyclée et valorisée. Soit 96% du gisement national prioritaire en rebut.
Le coût du projet est d’environ 6 millions de dollars, dont 3 millions fournis du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM).

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