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Ilan Halevi, défenseur de la cause palestinienne, est mort

Ilan Halevi est décédé à l’âge de 70 ans, hier, mercredi 10 juillet 2013 à Clichy (France).

Politicien de premier plan, cet intellectuel juif avait embrassé la cause palestinienne très tôt et s’est battu toute sa vie pour ses idéaux. Ilan Halevi avait le courage de ses convictions et de ses idées. Toute sa vie, il n’avait cessé de défendre corps et âme la cause palestinienne. Il avait osé rejoindre l’OLP (Organisation de Libération de la Palestine) de Yasser Arafat à l’époque où elle était considérée par les Américains et les Israéliens comme « une organisation terroriste ». Ni la haine et l’opprobre que lui vouaient les Israéliens, ni les marques d’extrême méfiance que lui manifestaient certains palestiniens n’avaient réussi à lui faire abandonner ses positions d’un homme de gauche radical, antisioniste et pro-palestinien. Il se décrivait lui-même comme « 100% juif et 100% arabe ».
Ilan Halevi avait été au départ journaliste, connu pour la pertinence de ses analyses, co-fondateur en 1981 de la revue « Etudes palestiniennes ». Il avait un regard lucide, aiguisé par l’ironie, sur la marche des affaires israéliennes et arabes. Yasser Arafat fut séduit par cet intellectuel à la grande culture universaliste au point de lui confier après l’assassinat de Issam Sartaoui la mission de succéder à ce dernier comme représentant de l’OLP à l’Internationale socialiste. Plus tard, il fut même vice-ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement de Mahmoud Abbas.
Les Israéliens ne lui avaient jamais pardonné ce qu’ils assimilaient à une trahison et s’emploieront à le lui faire payer. En 2002, ils avaient fait sauter à l’explosif la porte de sa maison de Ramallah pendant l’opération Rempart.
Ilan Halevi avait également écrit plusieurs ouvrages dont on retiendra surtout son roman sur la quête de l’identité Allers-Retours (Flammarion, éditeur).
Ilan Halevi s’est éteint à un moment où la question palestinienne s’efface devant les crises du monde arabe et où la fondation d’un Etat palestinien apparaît de plus en plus incertaine.

M.BELLAKHAL
 

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