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Tunisie : logiciels libres et volonté politique

logiciels_libres.jpgSept éditions pour louer les vertus des logiciels libres et formuler des vœux pieux quant à leur avenir. C’est le sentiment général qui s’est dégagé, jeudi 29 mars à l’hôtel Le Palace de Gammarth, à l’occasion de la septième édition de la conférence nationale sur les logiciels libres. Est-ce dû à l’absence de volonté politique ou à d’autres considérations ?

Au vu des opportunités qu’offrent les logiciels libres, les entreprises économiques ont intérêt à s’y mettre. Elles gagneront en temps et en argent. Elles profiteront de la gratuité des données mises à disposition, grâce à l’accès libre et gratuit des informations qui sont nécessaires et utiles à leur développement. Elles avanceront plus vite en disposant des expériences qui leur sont offertes. Elles seront d’autant plus confortées dans leur structure que les facteurs de développement économiques sont présents et tangibles.
Cependant, plusieurs paramètres doivent intervenir pour le succès de la manœuvre. Trois principes majeurs sont à prendre en considération : la transparence, la participation et la collaboration. La base de données appartient au domaine public, à part les informations touchant aux domaines du confidentiel et de la sécurité. Le savoir est largement répandu. Tout le monde est de ce fait concerné et n’hésite à prendre part à l’action et à bénéficier des outils de l’innovation, élément essentiel de l’open source.
Il est indiqué de gérer certaines contraintes techniques, juridiques et culturelles. La maîtrise des aspects techniques est facilement acquise. Le parterre composé de spécialistes en la matière en est une parfaite illustration. La contrainte réglementaire est plus délicate à surmonter. Le changement des mentalités et des comportements sont à considérer pour le moyen et le long termes. Il s’agit de former des compétences qui favoriseront l’intégration des nouveaux modes de gestion.
La volonté du gouvernement d’opter pour l’open source est importante de ce point de vue. C’est aux autorités de prendre les décisions idoines. Des domaines aussi sensibles que ceux de l’éducation et de la santé en tireront le meilleur profit, comme l’a souligné M. Nizar Bouguila, directeur central technique, à Tunisie Telecom.

Nous y reviendrons !

Moncef BEDDA

 

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