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Tunisie : l’autre plaie de Bizerte-ville

Bizerte-ville.jpgL’on évoque souvent les « Sept plaies d’Egypte » mais pas assez celles de Bizerte dont le pont mobile n’est pas le seul échantillon. En fait, le Bizertin est ballotté, selon les circonstances, d’un problème à l’autre.

Des problèmes récurrents devenus quasiment endémiques et pourtant non insurmontables. Il suffirait, comme l’on dit, d’une certaine volonté politique et aussi d’études adéquates. L’un de ces maux concerne la paralysie qui frappe le chef-lieu de la région à chaque importante précipitation.
A l’occasion de pluies diluviennes qui se sont abattues sur la ville dans la nuit de mardi à mercredi (21 et 22 février), le centre-ville a été totalement coupé du reste. Inondées et submergées, les artères et les rues n’offrent aucun accès aux véhicules, encore moins aux piétons. Les commerces ont baissé leurs rideaux, certains s’évertuent à écoper l’eau qui s’est introduite jusqu’aux fins fonds de leurs magasins, les élèves ne trouvent plus leur chemin vers les collèges et lycées. Les taxis sont pris d’assaut mais déclinent des courses qu’ils ne peuvent honorer.
Certaines âmes charitables aident les gens à traverser à bord de leurs voitures Diesel ou encore, spectacle cocasse, à bord des lames de leurs bulldozers. Une paralysie qui a duré toute la matinée de mercredi et qui a suscité l’ire des citoyens qui menacent de marcher sur les services de l’ONAS, lesquels services ne savent plus où donner de la tête. Pourtant, nous dirons pour notre part que ce problème n’est pas nouveau puisque Bizerte le vit régulièrement, à l’occasion d’une averse soudaine et torrentielle.
Nous ajouterons que les medias ont souvent évoqué la nécessité de se pencher sur ce dossier. En vain ! L’on nous dira, sans sourciller, que les études sont faites pour des opérations de rééquilibrage des réseaux, que les appels d’offres sont lancés et tutti quanti ! Mais, le citoyen a besoin de voir un résultat concret. Nous pensons que, pour certaines questions, sa patience vient à bout. Auquel cas, l’on ne doit pas s’étonner qu’il réagisse avec quelque vivacité.

M.BELLAKHAL
 

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