Tunisie : le déficit commercial s’aggrave

Le déficit commercial de la Tunisie s’est aggravé, durant le premier trimestre de 2017, pour s’établir à 3878,9 MD, contre 2466,3 MD durant la même période en 2016. Le taux de couverture a perdu 8 points par rapport à son niveau de l’année dernière pour atteindre 66%, contre 74% durant la même période en 2016, d’après la note conjoncturelle de l’INS, sur le commerce extérieur à prix courant (mars 2017).
Ce déficit est expliqué par l’évolution des échanges entre les importations (+20,3%) et les exportations (+7,4%). En effet les flux des échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur aux prix courants ont enregistré durant le premier trimestre de 2017 une augmentation au niveau des exportations de 7,4% pour une valeur de 7532,6 MD, contre 7015,6 MD durant la même période de l’année 2016 et une augmentation importante au niveau des importations de 20,3% pour une valeur de 11411,5, contre 9482,0 MD durant la même période de l’année 2016.
La Chine reste le pays avec lequel la Tunisie enregistre le déficit commercial le plus important (-942,4MD), suivie d’autres pays tels que la Turquie (-478,1 MD), l’Italie (-462,4MD), la Russie (-406,1 MD) et l’Algérie (-50,2MD).
En revanche, le solde de la balance commerciale a enregistré un excédant avec d’autres pays, principalement avec notre premier partenaire la France de 624,3 MD, la Libye de 175,8MD et le Royaume-Uni de 79,1MD.
Le déficit de la balance commerciale hors énergie se limite à 2696,2 MD et le déficit de la balance énergétique s’est établi à 1182,7MD (30,5% du total du déficit) contre 468 MD durant le premier trimestre de l’année 2016.
L’augmentation observée au niveau de l’exportation (7,4%) durant le premier trimestre de 2017 est imputable essentiellement au secteur de l’agriculture et des industries agro-alimentaires de 13,9%, suite à l’augmentation des ventes des dattes (197,4 MD contre 139,5 MD), au secteur des industries mécaniques et électriques de 16,3%, au secteur textile et habillement et cuirs de 10,1% et au secteur des industries manufacturières de 6,2%.
En revanche, d’autres secteurs ont enregistré une baisse, dont notamment l’énergie de 43%, suite à la diminution de nos ventes du pétrole brut (173,1 MD contre 311,8 MD), de même, le secteur mines phosphates et dérivés de 25,9%, suite à la diminution des exportations en acide phosphorique (80,9MD contre 183,3 MD).

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