La FENATEX décide de se retirer de l’UTICA

Réunis en conclave à Hammamet, samedi 11 mars 2017, les membres du bureau exécutif de la Fédération Nationale du Textile (FENATEX), les présidents des chambres syndicales industrielles nationales et régionales ainsi que les opérateurs venus de toutes les régions du pays, ont déclaré avoir débattu des problèmes du secteur.
En réalité, cette réunion a été provoquée par la Fédération qui lui a garanti une mobilisation sans précédent. Et ce n’est pas seulement pour expliquer la situation alarmante du secteur du textile et la lente et sure érosion des capacités compétitives des entreprises, ni pour évoquer les difficultés souvent signalées auxquelles se trouvent confrontés les opérateurs du secteur. C’est en fait le dernier accord en date conclu entre l’UTICA et l’UGTT et relatif à la majoration des salaires en faveur du personnel ouvrier exerçant dans le textile qui a entraîné la tenue en urgence de cette réunion. L’assistance, à l’unanimité a jugé cette augmentation « injustifiée et exorbitante » et a annoncé que ledit accord n’engageait en rien les industriels du secteur qui se trouvent dans l’incapacité de l’appliquer au vu de ses graves répercussions.
Les participants à ce conclave n’ont cependant pas omis de dénoncer « l’insouciance de l’UTICA » et son indifférence « insupportable » vis-à-vis des périls et les défis de l’industrie tunisienne en général et de l’industrie textile en particulier.
Après des longs débats animés, les participants au conclave ont retenu le principe de la scission de la FENATEX de la centrale patronale. Ils ont, dans cet ordre d’idée, annoncé la constitution d’un comité provisoire chargé de soutenir l’actuel bureau exécutif dans sa gestion des affaires courantes dans l’attente de l’élection d’un nouveau bureau exécutif. Les participants ont exprimé leur attachement au principe du dialogue avec le partenaire social, fermement désireux de chercher le compromis « qui permettrait d’assurer la pérennité des entreprises et de sauvegarder des dizaines de milliers d’emplois. »
M. Bellakhal

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