Tourisme : Henchir D’heb, pour se ressourcer, se détendre, se régénérer

A quelques encablures du village andalou d’El Alia, un village qui a jalousement préservé une grande partie de son authenticité, blotti entre au milieu des champs de blé et autres jardins potagers, se dévoile, au détour d’une piste agreste et en un tableau pastoral saisissant, Henchir D’heb, la bien-nommée. Une ferme d’hôtes comme on en voit rarement en ces contrées où régulièrement le conformisme le dispute à une banalité affligeante. A Henchir Edh’Heb, les dons artistiques de Jan Demeulemeester et les talents créatifs et culinaires et de son épouse Leïla Derouiche Rafrafi se sont conjugués pour faire de ce trou perdu un lieu de villégiature sans pareil.
Jan Demeulemeester est artiste peintre belge. Et en tant qu’artiste, il a été subjugué par la lumière de la Tunisie, son soleil, sa culture. En 2005, il s’installe en Tunisie et épouse Leïla Rafrafi, une Tunisienne rompue à la carrière de l’hôtellerie et du tourisme. Entre les deux, a germé une idée pour le moins de bonne augure, inscrite dans l’air du temps, certes, mais qui devait se distinguer par un concept subtil et raffiné tirant parti du patrimoine culturel de la région et des tendances d’une catégorie de clients davantage séduits par le calme, la quiétude, la volupté.
Une vieille ferme en ruine, située sur un terrain agricole, a été choisie pour accueillir le projet mûrement réfléchi. Une maison sérieusement endommagée est totalement retapée, remise à neuf, serions-nous tentés de dire, car le souci majeur des Demeulemeester-Rafrafi a été de préserver le cachet andalou de la demeure. L’architecture a été conservée, les matériaux de construction authentiques ont été patiemment récupérés et d’autres glanés avec patience. La décoration est assurée avec des meubles anciens et des toiles modernes, fruits de l’imagination créative des maîtres des lieux. Le résultat en est aujourd’hui une maison d’hôte de trois chambres doubles aménagées autour de patios et cours intérieurs, donnant sur un magnifique jardin avec piscine. Autour de la pièce d’eau, des centaines de grenadiers, d’orangers et citronniers.
Le potager de la « ferme d’or », puisque c’est l’appellation d’origine contrôlée (AOC) demeure une mine des produits du terroir avec lesquels, Leïla, maître-queue, concocte les délicieux mets de la région, souvent réclamés par les visiteurs.
Cependant, l’atout majeur de Henchir Edh’Hab, ce sont incontestablement cette ambiance douce et cette atmosphère sereine que ne perturbe que les ramages des oiseaux perchés sur les hauts palmiers qui dominent la piscine. C’est également l’accueil chaleureux et personnalisé des maîtres de céans qui immédiatement vous met à l’aise et vous fait sentir que vous êtes davantage qu’un client passager. Vous vous sentez réellement en famille.
Cependant, Jan, ancien guide touristique en Tunisie, connaissant parfaitement le pays est en mesure, si vous êtes amateur de randonnées, de vous proposer des idées de circuits culturels ou naturels.
Seul petit hic : un manque de signalisation. C’est volontaire, selon Leïla, afin de dissuader certains de venir troubler la vie de la maison en cherchant à faire bombance.

M. Bellakhal

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