Festival de théâtre scolaire : le bonheur est dans le cœur de nos enfants

Trois jours durant (6-8 mai 2016), les espaces culturels de la Maison de la culture Cheikh Driss de Bizerte ont été réquisitionnés par des centaines d’écoliers de 6 à 12 ans, ainsi que par leurs parents et des groupes et personnels pédagogiques de quelques écoles de la ville.
Ce fut à l’occasion d’une manifestation baptisée « Festival de théâtre scolaire » avec comme slogan accrocheur « pour une école du bonheur ». Un événement pour la réussite duquel se sont mobilisées plusieurs parties avec l’évident désir d’en faire une tradition enracinée au cours de laquelle les tout petits font étalage de leur talent et leurs enseignants de leurs dispositions. Différents organismes se sont également associés à cette manifestation, consacrant leurs moyens matériels et humains telle la délégation régionale de la culture, la délégation régionale de l’éducation et l’institut appliqué d’animation et du tourisme. La coordination générale ayant été confiée à l’inspection des écoles de langue française de Bizerte1. Car, il faut dire que toutes ces activités ont été faites en Français, l’objectif étant précisément, et entre autres, de consolider la langue de Molière.
Plusieurs activités ont été déployées et des ateliers organisés, permettant à des dizaines d’élèves enthousiastes et totalement acquis de faire étalage de leurs différents et diversifiés talents d’acteurs, de danseurs, de narrateurs, de slammeurs, de chanteurs, de peintres…
Une grande estime est due au personnel pédagogique qui a veillé pendant des mois à la préparation de cette manifestation, ayant permis à nos enfants de se distinguer avec l’ardeur, le cœur ,l’entrain et le bonheur qu’on leur connaît. Cependant que quelques couacs sont hélas à enregistrer : le peu de cas que les responsables semblent continuer à accorder aux activités de la jeunesse et des enfants. Car, hormis une très brève et furtive apparition de la déléguée régionale de l’éducation lors du démarrage de ce festival, celui-ci ne semble pas avoir emballé beaucoup de monde.
Pourtant, la réforme de l’enseignement-éducation passe nécessairement par la promotion des activités culturelles dans les écoles. Du moins, c’est bien ce que l’on essaie de nous faire admettre, sans que l’on manifeste une démarche ne serait-ce que volontariste d’agir dans ce sens.
M. Bellakhal

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