La corruption, un fléau qui augmente au Maghreb et au Moyen-Orient, selon Transparency International

La revue Jeune Afrique rapporte les résultats d’une étude sur la corruption au Maghreb et au Moyen-Orient. Cette étude a été menée dans neuf pays (Yémen, Égypte, Soudan, Maroc, Liban, Algérie, Tunisie, Jordanie et les territoires palestiniens) entre septembre 2014 et novembre 2015. Elle fait apparaître un fléau de plus en plus croissant avec des résultats négatifs pour certains pays dont le Liban qui se trouve plongé dans une crise politique.
L’article indique que le rapport publié par l’organisation anti-corruption Transparency international estime à 50 millions le nombre de personnes en Afrique du Nord et au Moyen-Orient qui « ont dû payer des pots-de-vin en échange de services publics au cours de l’année dernière.
L’étude menée sur un échantillon de 11 000 personnes à travers les neuf pays concernés. Ces personnes interrogées pensent que la corruption a augmenté dans leur pays dans une proportion de 61% tandis que 19% estiment qu’elle est restée inchangée et que 15% jugent qu’elle a baissé. L’opinion publique n’est nullement encline à juger positivement leurs gouvernements en matière de lutte contre la corruption.
La Tunisie ressort du lot en présentant néanmoins « un vraiment bon résultat » quant aux réactions de la population. « Celle-ci pense pouvoir faire quelque chose contre la corruption » à son propre niveau, car selon l’auteure du rapport, 71% des sondés estiment que « des gens ordinaires peuvent faire la différence » cependant qu’une majoritéconsidère l’action du gouvernement mauvaise et que le fléau continue d’augmenter dans le pays.

M. Bellakhal

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