Tunisie – Algérie : A quand la mise en application d’un plan commun de développement de la bande frontalière ?

La visite du ministre de l’intérieur, M. Hedi Mejdoub à Alger n’est, à l’évidence ni fortuite ni protocolaire. La situation sécuritaire commune aux deux pays voisins ne permettant que des discussions destinés à rechercher les meilleurs moyens d’affronter de concert cette hydre terroriste qui menace les deux peuples. Conscients que les deux pays sont « liés par un destin commun » et que ce destin pourrait être brisé par les actes inconsidérés d’une bande de tueurs, la nécessité de travailler ensemble s’est imposée à eux « pour relever les défis (…) en cette conjoncture sensible que connaît la région »
L’aspect sécuritaire qui nécessite à n’en point douter une coopération aussi étroite et cohérente que possible, ainsi qu’un échange intensif d’information et une consolidation de la communication, notamment après l’apparition du maquis terroriste de Chaambi, à proximité de la frontière du voisin de l’ouest.Il est largement débattu et pris en haute considération. Cependant, une action commune doit être mise en place et promptement activée afin de couper l’herbe sous les pieds des « trabendistes » dont l’accointance avec les terroristes est une aveuglante évidence. Le développement de la bande frontalière entre les deux pays est une absolue nécessité car représentant un antidote au terrorisme. Aussi, le partenariat économique est-il aussi, sinon plus, important que la collaboration militaro-sécuritaire. En fait, ce partenariat a été relancé depuis 2014, en attestent les nombreuses réunions destinées à réactiver les projets communs, dont la relance demeure tributaire des conditions sécuritaires sensibles. Ces projets dont l’objectif est de donner aux habitants des zones frontalières une alternative aux actions de contrebande. Cependant, quoique les responsables des deux pays soient convaincus de l’importance de ce développement comme « moyen de lutte antiterroriste », cette mesure ne semble être pour l’instant qu’un vœu pieux et les mises en application de tels projets, s’ils existent, ne semblent pas voués à être hissés, selon les vœux du président Bouteflika, au niveau des relations entre les deux pays et suivant les exigences de la situation »
Il est en fait plus que grand temps de dépasser les palabres et de mettre au point une vision prospective en vue de mettre en application « les » plans de promotion et de développement de la bande frontalière dans le cadre d’un partenariat bilatéral.

M. Bellakhal

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