Mokhtar ben Nasser : « Certains pays arabes considèrent Daesh comme un ennemi alors que d’autres lui tendent la main»

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Le colonel-major Mokhtar Ben Nasser, retraité de l’Armée nationale et président du Centre tunisien des Etudes pour la sécurité a accordé une interview à RT France dans laquelle il décrypte la situation sécuritaire que connaît le pays, au lendemain de l’attaque terroriste survenue à Ben Guerdane.

M. Ben Nasser estime que la Tunisie est incapable de lutter seule contre le terrorisme et qu’il est important que l’effort soit partagé, le fléau du terrorisme étant de dimension internationale. Pour l’expert en sécurité militaire, l’échange de renseignements entre les états du Maghreb est certes important mais demeure insuffisant si l’on se réfère aux accords effectifs de défense commune et de coopération directe entre les autres états. « il est indispensable que l’on améliore la manière de s’opposer à cet ennemi commun qu’est le terrorisme » a-t-il souligné.
Sans suggérer la constitution d’une armée maghrébine commune, M. Ben Nasser estime que le problème majeur qui empêche une véritable coopération est tout d’abord de se mettre d’accord sur l’ennemi et de le définir de la même façon. Pour lui, Daesh est perçu par chaque pays arabe sous un angle bien défini et différent. « Certains pays arabes considèrent Daesh comme un ennemi alors que d’autres lui tendent la main », fait-il remarquer. En outre, l’analyste militaire soulève « cette difficulté de laisser de côté les divergences politiques et de regarder d’abord la sécurité commune. »
M. Ben Nasser ne croit pas nécessaire d’effectuer des remaniements à la tête des forces armées, face aux nouvelles attaques perpétrées par les terroristes, « Les militaires ont montré leur vigilance et leur capacité d’intervenir rapidement. »

M. Bellakhal

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