Tunisie : une sortie didactique pour les randonneurs bizertins

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Les deux associations de l’Amicale des anciens élèves des lycées de Bizerte et celle de la Protection et de la sauvegarde du littoral de Bizerte(APSLB) éprouvent quelque difficulté à gérer des demandes de plus en plus nombreuses à participer aux randonnées devenues traditions dans la programmation des deux organisations.

Au point qu’elles se trouvent contraintes de refuser du monde ou, ce qui est bien mais laborieux, de reproduire la même activité. C’est dire si ces randonnées continuent à susciter l’engouement général eu égard à leur caractère convivial et franchement amical, outre un côté ludo-éducatif profitable pour petits et grands.
Pour cette dernière sortie, effectuée hier, dimanche 17 janvier, les adhérents étaient conviés à une excursion découverte dans une ferme pédagogique dénommée sans prétention « Fi Darna », sise à Tébourba, à 65 kms de Bizerte. C’est que la distance n’est pas pour dissuader les participants et que le système de covoiturage, érigé en pratique courante, favorise largement.
La ferme qui s’étend sur quatre hectares, est tenue par la famille Tinsa. Un projet y a été installé qui s’articule autour de l’extraction d’huiles essentielles à partir de plantes médicinales et la culture de produits « non pas bio, insiste le promoteur du projet, Abdessatar Tinsa, plutôt naturels ». L’idée d’un tel projet est née dans l’esprit de ce père, ancien banquier, face au désarroi de sa fille Rimah, diplômée du supérieur et toujours au ban du marché de l’emploi. Le projet prend corps et toute la famille s’y engage. Pour des investissements de 75 mille dinars, dont une bonne partie est accordée par la BTS, la terre est aménagée en étendues pour plantes médicinales et aromatiques endémiques dont la culture, modeste pour l’instant, permet une production artisanale d’huiles essentielles de menthe, de lavandin, de citronnelle ou une distillation plus importante d’eaux de géranium ou de bigaradier. En outre, la jeune Rimah, extrêmement motivée, a étendu ses prospections jusqu’à s’assurer l’assistance d’une citoyenne venue du Canada pour s’initier à l’art de fabrication du savon. Et c’est devant une cinquantaine de randonneurs fort intéressés qu’elle a entrepris de faire la démonstration de fabrication du savon aromatisé. Produit attendant d’être développé et promu auprès de consommateurs peu au fait des vertus des huiles essentielles et des produits fabriqués de manière artisanale.
Cette sortie est a été en tous points de vue fort instructive et face à ce succès, les deux associations ont décidé d’en organiser une réplique pour le 31 janvier.

M. Bellakhal

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