Pierre Ménat, l’ambassadeur français qui n’a rien compris à la Révolution tunisienne

Pierre Ménat, qui s’en souvient ? C’est l’ambassadeur de France qui était en poste à Tunis au moment où éclatait la révolution tunisienne.

Présenté comme bon vivant, adorant la bonne chère, le karaoké et la danse, il avait été viré par le gouvernement Fillon dix jours seulement après la chute de Ben Ali qu’il n’avait jamais cessé de défendre. L’ancien diplomate à Tunis vient de publier aux éditions « l’Harmattan » un livre sur ces journées historiques intitulé « un ambassadeur dans la révolution tunisienne ».
Selon les analystes, ce livre qui aurait pu être un document historique de référence ne contient rien qui puisse intéresser un lecteur probable, car, dit-on, M. Ménat n’avait rien vu, rien entendu, rien compris encore moins vérifié. En lieu et place d’explications pertinentes sur la chute du régime et sur les événements qui avaient accompagné le soulèvement, le livre ne traite que d’un seul et unique thème : une autojustification d’un « fonctionnaire médiocre » face à toutes les critiques.
Les observateurs n’ont relevé, dans ce livre aucune analyse géopolitique, aucune réflexion sur le développement de la Tunisie, aucun débat sur la stratégie d’aide. M. Ménat, dit-on, ne recevait aucun opposant et n’aurait que quatre ou cinq interlocuteurs. Rien que des mondanités franco-tunisiennes, des soirées dansantes qui accaparaient toute son énergie au détriment de grands dossiers relationnels entre les deux pays.

M. Bellakhal
 

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