Tunisie : le gouvernement veut réaliser des bénéfices usuriers avec la voiture chinoise Chery

La Chery QQ, voiture chinoise que le gouvernement compte proposer à l’importation et à écouler sur le marché local à partir de décembre 2015, suscite déjà des réactions polémiques.

Le ministère du Commerce a annoncé que le prix de cette voiture, que l’on appelle volontiers la Toyota chinoise, pourrait être de 16 ou 18 mille dinars (lire notre article).
De vives réactions ont été enregistrées sur les réseaux sociaux dénonçant la volonté du gouvernement de « gruger le citoyen de condition modeste ». Certains n’hésitent pas à user de termes désobligeants à l’égard des  gouvernants. 

C’est le cas, par exemple de Leïla Hammami, ancienne candidate à la présidentielle, qui n’est pas allée du dos de la cuillère en traitant « ceux qui gouvernent la Tunisie de gangsters et de voleurs », arguant que le prix de cette voiture ne saurait dépasser les 3000 dollars US soit 6 mille dinars tunisiens. L’universitaire n’hésite pas à verser dans le populisme et le sensationnel en mettant en relief les bénéfices juteux que le gouvernement compte réaliser « sur le dos du pauvre citoyen ».
A noter que le représentant légal du constructeur chinois a obtenu les autorisations nécessaires pour la commercialisation de  cette voiture en Tunisie.

M. Bellakhal
 

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