Selon des analystes, le niveau de l’aide sécuritaire de la France à la Tunisie est ridiculement bas

Lors de sa visite en Tunisie le 5 octobre, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a annoncé que l’aide française à la Tunisie, en matière de sécurité et de lutte contre le terrorisme allait quadrupler.

Selon, les observateurs, l’engagement français n’atteindra que 10 millions d’euros par an, soit seulement 2,5 millions d’euros actuellement. Les propos de Le Drian relativement à l’expansion de cette aide n’est « qu’une irritante poudre aux yeux » fait-on remarquer. Cette aide annuelle de la France est le montant exact de son engagement en faveur de la Tunisie de Ben Ali sous le règne de Sarkozy.
Les analystes ont affirmé que le pouvoir socialiste a délibérément laissé le montant de 10 millions d’euros se dégrader pour atteindre le niveau ridiculement bas de 2,5 millions d’euros. Et les observateurs d’évoquer l’engagement de la France de Hollande sur plusieurs champs de bataille quelque 10 000 combattants, ce qui coûte des centaines de millions d’euros et qui se montre particulièrement avare et calculateur pour « son ami et allié tunisien » pourtant confronté à des attentats spectaculaires et sanglants et qui représente un maillon décisif de la lutte anti Daesh.
Pourtant, souligne le journaliste de Mondafrique, depuis 2013, les sollicitations tunisiennes n’ont pas manqué. Mais tout en exprimant son inquiétude quant à la situation économique et sécuritaire désastreuse de la Tunisie, Paris n’a fait aucun geste concret ou significatif, sinon de bonnes paroles du genre « la sécurité de la Tunisie, c’est aussi la sécurité de la France ». L’article relève les besoins pressants de la Tunisie de moyens matériels et militaires, notamment des hélicoptères sophistiqués que les Américains ne livreront qu’en 2016.
Le journaliste conclut en soulignant que « les 10 millions d’euros …sont une goutte d’eau dans le désert du sud tunisien » et rapporte les propos d’un haut cadre sécuritaire tunisien qui se demande « si [nos] alliés français veulent vraiment que l’on combatte le terrorisme ».

M.Bellakhal

 

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