Tunisie : la municipalité de Bizerte et Marina Cap 3000 reprennent langue

Lors du séminaire organisé par la Chambre de Commerce et d’Industrie du Nord-Est Bizerte (CCINE) et relatif aux représentations que se font les Bizertins de leur région à l’horizon de 2050, des intervenants de la société civile n’ont pas hésité à mettre en doute la faisabilité de certains projets arguant d’un manque de volonté quasi naturel du Bizertin à s’opposer aux velléités de promotion et de développement de la ville et de la région.

Jugement excessif et irraisonné ? Non, assure-t-on. Et de prendre pour exemple concret et bien vivant l’action entreprise par des composantes de la société civile « qui ont remué ciel et terre pour stopper la réalisation de la Marina Bizerte ». C’est que, au-delà de la polémique suscitée par le projet dans sa globalité, la composante immobilière illustrée par « le Nautilus », un complexe résidentiel futuriste, a constitué le cheval de bataille des « défenseurs de l’environnement ». Les travaux suspendus depuis plus d’une année n’arrêtent pas d’alimenter les débats souvent passionnés entre pro et anti marina.

Mais comme il est impossible qu’un projet d’une telle envergure et à un stade aussi avancé puisse être abandonné, les démarches et les discussions ont été entamées afin que le chantier reprenne et que les différentes composantes du projet soient achevées. La dernière rencontre en date a été tenue, hier, jeudi 1er octobre 2015, au siège du ministère de l’Equipement sous la présidence du ministre, chargé du suivi des projets en souffrance, et en présence du SE de l’habitat. Elle aurait permis une avancée très remarquable dans le déblocage du dialogue entre Marina et les instances municipales « en froid » depuis quelque temps. Suite à cette réunion, la ville de Bizerte et les responsables de Marina Bizerte, conduits par Mme Naïla Hafsia, P-DG de Marina Cap 3000, ont repris langue et convenu de la nécessité « d’accélérer les formalités et démarches, de lever les contraintes et entraves qui s’opposent à la reprise des travaux ». Parmi les problèmes à résoudre en toute urgence, l’obtention des permis de construire et l’acquittement par la Marina des engagements financiers dues à la municipalité de Bizerte et qui s’élèvent à quelque 1,5MD. L’obtention des permis pourra permettre à Marina de résoudre ses problèmes d’adduction de l’eau potable et ceux de l’électricité. Condition sine qua non pour l’ouverture et l’exploitation du port de plaisance dont les travaux sont terminés. D’autres accords ont pu être obtenus entre les deux protagonistes dont un contrat complémentaire pour la régularisation de superficies de terrain « indûment » occupées au projet ainsi que l’engagement de marina d’entreprendre les travaux d’aménagement et d’embellissement de l’environnement du projet.

M. Bellakhal

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