Tunisie: les accros aux randonnées pédestres

C’est la région Est que l’Amicale des Anciens Elèves de Lycées de Bizerte et l’Association de sauvegarde et de Protection du littoral ont proposé à découvrir à leurs adhérents randonneurs.

Cette activité qui s’apparente de plus en plus à du tourisme écologique rencontre un tel engouement et une si grande affluence que cela met les organisateurs dans l’embarras. Mais une fois les dernières touches au programme mises, la randonnée démarre dans la bonne humeur et une franche convivialité, traduite notamment par un covoiturage librement consent.
Les randonnées, activités dorénavant consacrées par les deux associations organisatrices, car fort appréciées des adhérents, sont programmées à raison d’une sortie par mois. Elles ont permis jusqu’ici à des centaines de citoyens de tout âge, de toute condition sociale ou professionnelle, de différentes nationalités de se fondre en une communauté harmonieuse pour partir à la découverte des trésors naturels d’une région septentrionale d’une richesse inouïe.
Après Sidi Mechreg, Cap Serrat, Kef Abbed, Aïn Damous, Raf-Raf et Aïn Mestir. Après Oued Zitoun et ses cascades, les Îles Cani, hier, dimanche 20 septembre 2015, les participants au nombre sans cesse croissant se sont « covoiturés » vers Cap Zebib, son port de pêche, ses « jouabis », son ghedir el Kasba, doté d’une source de montagne jaillissante et intarissable bénéficiant d’un panorama saisissant. L’accueil est souvent assuré par des responsables locaux, avertis de cette arrivée massive, mais pleinement heureux que l’on s’intéresse à leur région.
Sans rechigner, parce que tout se passe dans la bonne humeur et sans le moindre chichi, les randonneurs, guidés, mais oui ! par des septuagénaires attaquent les hauteurs de jebel Sidi Bouchoucha, avec la promesse d’une vue imprenable sur Pilau, Raf-Raf, Ras-Jebel et sa plaine verdoyante, sur les îles Cani. Evoluant en ahanant sur un sentier de chèvres, s’attaquant à une montée presque abrupte, bordée de garrigue et pleine des senteurs du romarin et du thym sauvages que les dames cueillent à plein bras, avec la promesse d’un point de vue sur la superbe vallée de Ras-Jebel. Parvenu au sommet de la colline, le groupe, fourbu mais pleinement heureux, s’affale pour une collation de fortune, lorsque les organisateurs « omettent » pour raison de proximité et de temps surtout, de proposer une barbecue de …poissons.
A la mi-journée, les muscles endoloris mais comblés, les randonneurs regagnent leurs pénates alors que la perspective de la prochaine escapade trotte dans leur esprit dégagé et serein.
Messieurs les organisateurs, l’on ne vous remerciera pas assez pour ces moments de bonheur que vous vous acharnez à procurer à des gens conscients des bienfaits d’une activité des plus saines et des beautés insoupçonnées et insoupçonnables de leur pays. Car, visiter son pays c’est reconnaître sa valeur et œuvrer déjà à sa protection et à la sauvegarde de ses inestimables splendeurs.
Votre action pourra, peut-être, faire des émules parmi les autres associations et de telles initiatives pourraient se multiplier pour grandir les rangs des accros aux sorties en plein air et à la découverte de leur pays, au dépens des excursions du shopping.

M. BELLAKHAL
 

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