La présidence du gouvernement assure : la Tunisie fait actuellement face à de sérieuses menaces terroristes

En vue d’éclairer l’opinion publique et lever toute équivoque, la présidence du gouvernement affirme que la liberté d’opinion, d’expression et de manifestation pacifique est un acquis de la révolution du 17 décembre /14 janvier sur lequel personne ne peut revenir, surtout qu’il s’agit d’un droit garanti par la Constitution et que le gouvernement veille à préserver et consacrer.

Le gouvernement rappelle également que la préservation du processus démocratique, des libertés publiques et individuelles dans un Etat de droit et d’institutions est un de ses choix irréversibles.
Notre pays passe aujourd’hui par un moment exceptionnel de lutte contre le terrorisme qui vise l’Etat et ses institutions, les secteurs dynamiques, ainsi que notre mode de vie, ce qui nécessite une conciliation entre la préservation des droits et libertés et la préservation des citoyens, de la nation et des intérêts du pays.
Selon des informations et des données de renseignement certaines, notre pays fait actuellement face à de sérieuses menaces terroristes, ayant pour cible des institutions et des établissements à intérêt vital. Ces menaces cherchent à semer le désordre dans le pays, ce qui a motivé l’adoption de mesures nécessaires pour prévenir ces menaces et prendre toutes les précautions pour les faire échouer et riposter, le cas échéant, avec la plus grande efficacité.
L’interdiction des manifestations et des marches pendant ces jours en particulier et la demande de leur report, s’inscrivent dans ce cadre.
La présidence du gouvernement affirme que contrairement aux allégations et surenchères, le refus d’autoriser les manifestations et la demande de leur report n’ont aucun lien avec toutes autres considérations ou querelles politiques. Le seul souci est de faire échouer les plans et les menaces terroristes, protéger les citoyens et assurer la sécurité du pays, ce qui exige la vigilance et la mobilisation des institutions sécuritaire et militaire en cette conjoncture délicate.
La présidence du gouvernement affirme également que l’état d’urgence a été décrété en raison des menaces réelles et qu’il n’existe aucune relation entre cette décision et les allégations colportées, prétendant qu’elle vise à restreindre les droits et les libertés. Ainsi, l’état d’urgence sera levé dès la disparition de ses causes.
La présidence du gouvernement rappelle que la mission de la sécurité républicaine consiste principalement à protéger les citoyens, les propriétés et les institutions et à maintenir l’ordre public.
Les structures et les institutions de l’Etat, toutes les parties, sont appelées à assumer leurs responsabilités et à s’engager pleinement, afin d’éviter la dispersion des efforts de l’institution sécuritaire, de lutter contre les risques existants et de surmonter cette période sensible en toute sécurité.
La présidence du gouvernement appelle toutes les forces nationales, les partis politiques, les composantes de la société civile et les citoyens à faire front, face au fléau terroriste et à préserver les acquis de la nation.

D’après communiqué
 

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