Tunisie : une montagne de détritus et des égouts à ciel ouvert en plein centre de Bizerte

L’avenue Taïeb M’hiri traverse le centre de la ville de Bizerte. C’est une bien belle voie, malheureusement dépourvue d’arbres, mais qui se trouve agréablement interrompue, en son beau milieu par un jardin public, autrefois luxuriant et bien aménagé.

Aujourd’hui, hélas, entretenu au pied levé et livré aux désœuvrés et aux passants qui se prélassent sur son gazon, y parsemant leurs détritus.
Une avenue bien animée au trafic intense et qui regroupe des commerces importants. Dont le fameux marché central dont la construction remonte aux premiers temps de la colonisation. Ce marché central qui occupe précisément un emplacement central de la ville ne se présente plus que comme un édifice d’un anachronisme flagrant, de par sa vétusté, sa caducité, sa décrépitude. On raconte que dans les années 70, un établissement financier avait proposé un projet de construction d’un centre commercial moderne à l’emplacement dudit marché. L’égoïsme d’un citoyen de Bizerte, alors conseiller municipal, a fait capoter le projet. Depuis, la bâtisse, laide et repoussante, autant en son intérieur qu’en façade, impose sa misère aux Bizertins devenus blasés et sceptiques.

Les visiteurs de la ville n’ont pas d’autres choix que de traverser, à pieds ou en voiture, cette avenue Taïeb M’Hiri et que de passer devant ce point de commerce. Devant l’une de ses portes (il dispose de quatre accès), chaque matin, une montagne de détritus, de légumes et fruits pourris, gâtés et putréfiés s’amoncellent sur le trottoir, outre une inondation d’eaux usées nauséabondes qui inonde et condamne l’une des entrées du marché. Une situation agressive des sens et un spectacle repoussant qui détruit irrémédiablement le statut de Bizerte en tant que ville-jardin, (mais oui !) et qui déconsidère gravement ses responsables qui demeurent sourds à toute remarque constructive.

M. BELLAKHAL

 

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