Tunisie-Bizerte : pour 2016-2020, une montagne d’entraves face au développement de la région

Les commissions sectorielles du Conseil régional de développement de Bizerte ont tenu leur réunion dans le cadre de la 1ère étape des préparatifs du plan de développement pour la période 2016-2020.

Deux semaines durant, et sous la présidence des plus hautes autorités politiques, administratives, techniques, voire des experts en matière de développement, et en présence des représentants de la société civile, ces organismes ont planché, comme l’a annoncé le directeur régional du développement, sur l’ « établissement d’un diagnostic » de la situation prévalant dans tous les secteurs socio-économiques, « une identification des problèmes entravant le processus de développement ». Après que tout ce beau monde a eu achevé ses travaux, le commun des citoyens ne peut que rester sidéré face aux problèmes déterminés et annoncés.
Des entraves connus en réalité et si identiques à tous ceux qui, déjà, ont été relevés à chacune des occasions passées et dont on se demande pourquoi ils reviennent sur le tapis. Tous les secteurs sans exception aucune souffrent de dysfonctionnements endémiques. A titre d’exemple, et sans être exhaustif, il s’agit de travaux titanesques concernant l’alimentation de zones « très étendues » en eau potable. Nous pensions qu’au fil des années, cet élément vital a été introduit dans chaque foyer, puisque les chiffres parlent d’un taux de couverture de plus de 90%. La sous-exploitation des périmètres irrigués a été également relevée, un vieux problème récurrent dont on avait à maintes reprises annoncé le traitement et la résolution. Apparemment sans succès. L’on ne parlera pas de la question du pont mobile, problème omni présent dans les consciences, les discussions, et qui imprègne la vie quotidienne de la population. L’infrastructure de base, la circulation, la propreté, la situation des zones industrielles, l’alimentation de la région en gaz de ville : un projet dont Bizerte devait bénéficier depuis 2012 mais qui « a été détourné » vers d’autres régions, l’accession de Bizerte au statut de pôle touristique alternatif, la protection des villes des inondations, etc …et l’on en passe et des meilleures.
De vrais travaux d’Hercule, signalés, répertoriés, dont on se garderait bien d’avancer un pronostic quant à leur réalisation, voire à leur simple programmation. Pour le commun des citoyens, ce ne sont là que des réunions formelles comme on en tient quotidiennement et en toute région, étayées de rapports parfois alarmistes et qui ne seront suivi que d’effets placebos.

M. BELLAKHAL
 

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