Daesh justifie religieusement les crimes sexuels et les viols

Le « New York Times » a publié les éléments d’une enquête qu’il dit avoir réalisée en Irak et en Syrie, auprès de la communauté minoritaire Yazidie.

Se fondant sur des dizaines de témoignages, le quotidien américain décrit ce qu’il est convenu d’appeler état islamique ou Daesh comme une organisation ayant fait du viol des prisonnières « une pratique codifiée, religieusement argumentée et organisée de façon administrative ».
Lors de la prise du mont Sinjar, au nord de l’Irak, en 2014, les combattants de l’EI ont entamé leur procédé macabre en exécutant les hommes et les adolescents et en embarquant les femmes et les jeunes filles pour les enfermer dans des bâtiments où les combattants de passage les violent systématiquement, rapporte le journal.
DAESH aurait développé, selon l’enquête, une « bureaucratie détaillée d’esclavage sexuel, incluant des contrats de vente notariés ». Cette pratique est devenue un outil de recrutement pour attirer les hommes issus de sociétés conservatrices où le sexe est tabou, d’après l’analyse de l’enquêteur.
Le quotidien dit avoir recensé 5270 femmes yézidies enlevées dont 3144 sont toujours captives. Les dirigeants de DAESH, selon l’article, auraient fait appel à leur section de théologie pour publier un document encourageant les viols et « célébrant chaque crime sexuel comme spirituellement bénéfique, voire vertueux »

M. BELLAKHAL
 

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