Tunisie-Propreté : les nouvelles promesses du ministre

Nejib Derouiche, ministre de l’Environnement et du Développement durable, était en visite de travail, hier dimanche 16 août 2016, à Bizerte.

Il était venu superviser une énième campagne de propreté, destinée à en croire les responsables de tout poil, à « éradiquer définitivement la saleté tant au chef-lieu du gouvernorat que dans plusieurs localités de la région». L’une des qualités du Bizertin est d’être un incorrigible optimiste, gobant invariablement les promesses faites au gré des visites de hauts responsables. Cependant qu’il n’assiste qu’à de trop légères améliorations en ce domaine de l’hygiène et de la propreté. Car, malgré la multiplication des campagnes et l’engagement de nombre d’associations, la progression de la saleté face aux efforts consentis est autrement spectaculaire. Notons que, dans un geste magnanime, le ministre a promis de renforcer les équipes régionales de nettoyage par une vingtaine d’agents dont le rôle principal sera de nettoyer les entrées des villes et les points noirs apparents. En réalité, les endroits visités par le ministre et le gouverneur ne représentent qu’une goutte d’eau dans l’océan de saleté qui investit la région depuis de longs mois et rien ne pourrait changer sans un engagement en force des autorités dans l’enlèvement d’abord mais surtout dans la répression contre les contrevenants. Et puis qu’en est-il, encore et toujours de ce problème des vaches et chèvres errantes que l’on dénonce depuis des années à raison d’une fois par jour et qui ne semble pas prêt de voir sa fin, à tel point que l’on commence à se persuader que les responsables de cette situation anachronique sont vraiment « au-dessus de la loi ».
Une satisfaction ? Les responsables bizertins se félicitent que Bizerte et sa région fassent partie des régions « privilégiées » bénéficiant du programme ministériel, spécifique et pilote de lutte contre la saleté, à l’instar de Sfax et Mahdia. Tout cela semble bien beau, mais le citoyen espère et attend des résultats tangibles, ce qui ne semble pas pour l’instant évident.

M. BELLAKHAL
 

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