HRW appelle la Tunisie à lutter fermement contre la torture dans les centres de détention

Dans un communiqué rendu public jeudi 13 août, l’organisation internationale de défense des droits de l’Homme, Human Rights Watch (HRW), précise que l’ouverture d’une enquête sur d’éventuels actes de torture, qui auraient été commis par la brigade antiterroriste et ayant ciblé 5 ex-détenus libérés le 10 août dernier,

sera une sorte d’un examen pour tester la volonté politique des autorités tunisiennes de lutter contre la torture.
Les autorités tunisiennes doivent garantir la collaboration de la police et autres institutions, enquêter sur tous les éléments et prendre les mesures nécessaires pour lutter contre la torture y compris la désignation des membres de l’instance supérieure de lutte contre la torture, toujours selon la même source.
Eric Glodstein, directeur adjoint de la division Moyen Orient et Afrique du Nord de HRW, a appelé, via le même communiqué, les autorités concernées à ne pas pardonner la torture sous n’importe quel prétexte, faisant remarquer que l’interdiction de la torture renforce la souveraineté de la loi et la confiance des citoyens dans les services de sécurité outre son importance dans la lutte contre le terrorisme.
A rappeler que les ex-détenus concernés ont porté plainte, après leur libération le 4 août courant, une plainte contre la police pour avoir subi, selon leur version, des actes de torture. Sur instruction du ministère public, ils ont été soumis à l’examen médical puis libérés de nouveau le 10 août après avoir été arrêtés une autre fois le même jour où ils ont porté plainte.

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