Tunisie-Bizerte : le casse-tête des animaux errants continue à accaparer les efforts des responsables

Nouvelle et énième réunion de travail sous l’égide de hauts responsables régionaux dont le temps et les efforts auraient été mieux investis pour la résolution des nouveaux problèmes qui, chaque jour, surgissent.

Cette dernière réunion concerne un problème que l’on croyait entièrement résolu, puisque nombre de décisions administratives, voire juridiques, avaient été prises. Il s’agit d’un phénomène typiquement bizertin, d’un étrange et flagrant anachronisme : les étables érigées dans le périmètre communal et le « lâchage » prémédité, provocant et effronté de dizaines de ruminants dans les rues de la ville. Rien ne semble devoir convaincre les propriétaires de ce bétail de se plier aux injonctions de l’administration et de la justice et personne ne semble disposé à appliquer les différentes décisions prises à leur encontre.
Cette nouvelle réunion qui a rassemblé « toutes les parties intéressées » a pris une nouvelle décision, celle de présenter à nouveau le dossier au ministère public, lequel aura à charge de poursuivre les contrevenants et les propriétaires des étables et écuries anarchiques qui fleurissent aux côtés mêmes des immeubles et villas. Une commission a été créée à l’effet de déterminer et de localiser ces lieux. Des avertissements seront, nous dit-on, adressés aux éleveurs de bétail et un délai d’une semaine leur sera accordé afin de fermer leurs locaux, à défaut, leurs animaux seront saisis et « envoyés dans une ferme créée, en dehors de la ville » ( ?!!).
On croit vraiment rêver !
Moi, propriétaire d’un troupeau, je serai aux anges si je sais que les autorités vont se charger de me garder, nourrir et engraisser mon bétail, pour enfin, par une quelconque entourloupe me le restituer. Et bis repetita !
Il semble que ce ne soit pas la bonne et véritable solution !

M. BELLAKHAL
 

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