Tunisie : comme par magie, le problème des coupures d’eau courante de Raf-Raf est résolu !

Les citoyens de la ville balnéaire de Raf-Raf (gouvernorat de Bizerte) ont effectué hier mercredi 5 août 2015 une marche de protestation contre les coupures incessantes d’eau potable.

Tout de suite après et comme par l’effet d’un coup de baguette magique, une réunion a été organisée, présidée par la déléguée de Ras-Jebal, en présence du représentant de la SONEDE (Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux). Et il semblerait qu’une solution qualifiée de « radicale »ait été trouvée afin que, comme de juste, de tels tracas ne perturbent plus la cité et ne trouble plus les vacances des estivants.
L’on a le devoir d’exprimer sa reconnaissance à toutes ces personnes, soucieuses de notre confort et les remercier d’avoir, en un temps record, trouvé une issue à un problème qui pourtant durait depuis des jours. Et l’on ne peut que rester dubitatif face aux explications fournies quant aux coupures fréquentes de l’eau. Parmi ces explications, la demande exceptionnelle et l’incapacité du réseau à répondre à de tels besoins. Soit ! Pourtant, il ya des dizaines d’années que Raf-Raf, et aujourd’hui Ghar-El-Melh, est prise d’assaut par les vacanciers et les responsables des services publics ne pouvaient méconnaître ni ignorer les interventions d’appoint devant être effectuées pour prévenir de tels contretemps. Alors, des questions doivent être posées. Pourquoi attendre des mouvements de citoyens en colère pour organiser des réunions, étudier la question et comme par magie, trouver la solution ? Pourquoi les services techniques doivent-ils attendre d’être convoqués pour faire le travail qui leur est attribué, à savoir celui d’entreprendre les mesures préventives qui s’imposent et qui épargneraient de tels désagréments. N’est-ce pas leur travail ?
Il n’est que dommage que la lourdeur de la bureaucratie arrive à paralyser jusqu’aux initiatives les plus courantes à moins que notre perception des prestations de services ne soit devenue aussi confuse que tronquée.

M. BELLAKHAL
 

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