Tunisie : entraves à la liberté de circuler ?

Le site d’informations Mondafrique a rapporté plusieurs témoignages de jeunes citoyens tunisiens qui considéraient qu’ils étaient sérieusement entravés lors de leur déplacement vers l’étranger.

Les jeunes dénoncent des « entraves considérables imposées par le pouvoir tunisien au nom de la lutte contre le terrorisme ». La population âgée de moins de 35 ans serait, selon les témoignages recueillis par HumanRights Watch (HRW), dissuadée, sous différents « prétextes souvent fallacieux »de se rendre à l’étranger. Le plus grand arbitraire règnerait, selon le mouvement, dans les contrôles aux frontières, « sans que ces mesures fassent avancer d’un pouce la sécurité en Tunisie » rapporte le mouvement. Ainsi, M.A. (28 ans) s’était-elle vu réclamer une autorisation parentale, avant d’être autorisée à embarquer pour Dubaï. Rabab Touzri (28 ans), devant partir à Istanbul pour suivre des cours d’été a été empêchée par la police de prendre son avion. Med Ali Chaabane (30 ans) marié s’est vu réclamer également une autorisation parentale. Oumayma Ben Abdallah (25 ans), assistante de recherche au bureau tunisien de HRW a été également empêchée de sortie et s’est même vue refuser une autorisation de la mère. Plusieurs autres jeunes voyageurs avaient été empêchés de voyager dont certains étaient accusés ou soupçonnés de terrorisme tels Saber Ben Abdallah, Jamel Arbi (52 ans) ancien condamné d’opinion aurait été retenu ainsi que sa famille jusqu’après décollage de leur avion. Yahia Ben Zakkour, ingénieur à la STEG, aurait été gardé aux frontières pendant deux heures et demie pour « note de police ». il en est de même pour Moez Gouichi (36 ans) objet d’une interdiction de voyager émanant du ministère de l’intérieur.
Tous ces empêchements obéiraient au désormais sacro-saint principe de sécurité nationale et de lutte contre le terrorisme.

M. BELLAKHAL
 

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