Caïd Essebsi, le Mandela tunisien

Sous la plume de Philippe Tourel, le site d’informations Maghreb News a analysé les derniers événements survenus en Tunisie, les menaces qui pèsent sur le pays ainsi que les défis qui se posent à lui, sous la férule particulière de Béji Caïd Essebsi, un président selon le journaliste qu’il est concevable que l’on compare à Nelson Mandela.

L’auteur de l’article s’est employé à retracer le parcours de BCE depuis qu’il était ministre des Affaires étrangères de Bourguiba et le rôle qu’il avait joué, alors, pour obtenir l’abstention des USA lors du vote à l’ONU destiné à condamner Israël pour son agression du 1er octobre 1985 contre Hammam -Chott.
Puis, à la lumière des événements sanglants de Sousse, le journaliste met en exergue le sens de responsabilité de BCE qui prenait le courage de décréter l’état d’urgence, malgré les réserves de certains partis politiques et militants de droit de l’homme qui « craignaient que cela ne vienne enfreindre les libertés ». L’article qui cite tout autant les critiques du très libéral New York Times vis-à-vis de la décision présidentielle oppose les résultats favorables d’un sondage d’opinions qui donnait raison à BCE dans une proportion de 78,4%. Le journaliste s’attarde par ailleurs sur les résultats dudit sondage qui fédère les Tunisiens autour des décisions de leur président : 72% pour la fermeture des mosquées échappant au contrôle de l’Etat, 89,7% pour le déploiement des soldats sur les plages…
Le journaliste évoque également le projet de loi de réconciliation nationale, défendu âprement par BCE. Un projet de loi visant à « racheter » les anciens responsables et hommes d’affaires et à « relancer l’économie nationale et améliorer le climat des affaires ». le président pourrait ainsi, si le projet était voté à l’ARP, « fermer la page de la haine et de la vengeance pour mieux permettre au pays de faire face à ses défis économiques et sécuritaires ».
Tout en s’inspirant de Bourguiba quant à sa détermination de placer les intérêts du pays par-dessus toute autre considération, BCE pourrait, selon l’analyste, ajouter « un chapitre tunisien à l’œuvre de réconciliation mise en œuvre en Afrique du Sud par Nelson Mandela »

M. BELLAKHAL

 

Articles similaires