Le blogueur et cyber activiste tunisien, Houssem Saïdi, s’est-il vraiment suicidé à Alger ?

Le présumé suicide de Houssem Saïdi, blogueur et cyber activiste tunisien, le jeudi 16 juillet 2015 à Alger est confirmé par les autorités algériennes. Une conclusion que les parents et proches de la victime rejettent unanimement, soupçonnant un meurtre prémédité.

Alors que les services de sécurité algériens écartent cette éventualité en concluant au suicide, la famille de Houssem continue à contester vigoureusement cette version. En effet, nombre d’interrogations fusent de partout, alimentées par la forte émotion qu’un tel acte a provoquée. Le principal argument avancé par la famille et les proches de la victime a trait aux menaces de mort que cette dernière aurait reçues fin mai dernier et qui l’ont poussé à aller se réfugier à Alger le 8 juin 2015. Mais pourquoi aller se suicider à Alger ? Pourrait-on se demander avec quelque raison. Se sentant en danger, pourquoi Houssem a-t-il attendu jusqu’au 16 juillet pour le faire ? L’infortuné Houssem aurait également alerté ses parents qu’[ils] l’avaient trouvé et qu’il allait rentrer en Tunisie pour saisir la justice. 48 heures après ce message de détresse, la veille de l’aïd, Houssem est retrouvé mort. Selon des témoins et des images de caméras de surveillance recueillis par la police algérienne, il se serait jeté dans le vide du haut de son hôtel situé au boulevard Zighoud Youcef.
Maintenant que la police algérienne sembla avoir clos l’affaire et que la famille de Houssem refuse d’admettre la thèse du suicide, il faudrait pouvoir et vouloir répondre à quelques questions cruciales dont la plus importante est de savoir qui a bien pu menacer Houssem de mort ? La réponse pourrait permettre de remonter le fil et de voir un peu plus clair dans cette mystérieuse affaire.
Mais le veut-on réellement ? Surtout si l’on sait que Houssem « travaillait » pour le compte de plusieurs médias internationaux dans des enquêtes journalistiques délicates. Certains avancent également qu’il aurait découvert un réseau d’espionnage activant dans tout le Maghreb. Mais il semble impossible, actuellement, de procéder aux vérifications de toutes les hypothèses. Et l’affaire semble ne faire que commencer.

M. BELLAKHAL

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