Tunisie-Prêche de l’Aïd : Ben Gharbia persiste et signe

Mehdi-Ben-Gharbia.jpgAu lendemain de la fête de l’Aïd Al Fitr, le député Mehdi Ben Gharbia (Bizerte), démissionnaire de l’Alliance démocratique, avait fustigé un imam prédicateur qui avait, lors du sermon de l’Aïd, axé son prêche sur les feuilletons diffusés par les différentes chaînes de télévision au cours des soirées ramadanesques.

M. Ben Gharbia avait exprimé son étonnement quant à la teneur de ce prêche estimant que d’autres sujets méritaient sans doute d’être traités, à un moment où le pays se trouve confronté à un grave danger et que des appels à la solidarité et à la tolérance devaient être lancés dans les différents lieux de rassemblement des Tunisiens musulmans. Ses critiques n’avaient pas eu l’heur de plaire à de nombreux internautes, lesquels l’ont éreinté sur les réseaux sociaux, rejetant particulièrement l’utilisation de la langue française dans ses postes.
Dans une nouvelle publication, en arabe, celle-ci, le député a présenté ses excuses pour la langue utilisée, expliquant qu’ « il n’était pas en bons rapports avec le clavier arabe » et que pour le prêche, il persistait et signait, sachant qu’en ces lendemains pleins de risques pour le pays, l’union du peuple tunisien contre les dangers qui le menacent doit être l’objectif primordial à la réalisation duquel devront appeler les différents forums religieux. Les imams, particulièrement, parce qu’ils sont entendus et écoutés, se doivent nécessairement d’œuvrer au renforcement des liens sociaux et humanitaires et du patriotisme chez les Tunisiens.
M. BELLAKHAL
 

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