Sarkozy en Tunisie : électoralisme sous couvert de compassionnel

nicolas-sarkozy.jpegVenu en visite de travail de 36 heures en Tunisie, l’ancien président de la République française, Nicolas Sarkozy, a déclaré que la Tunisie avait le malheur de partager sa frontière avec l’Algérie et avec la Libye.

« La Tunisie est frontalière avec l’Algérie et la Libye. Ce n’est pas nouveau, vous n’avez pas choisi votre emplacement », a-t-il fait savoir sur un ton ironique et moqueur. Cette déclaration, rapportée par Algérie-Focus.com, n’a pas manqué de susciter l’étonnement des Tunisiens et de commencer à défrayer la chronique.
Nicolas Sarkozy était venu en Tunisie, dimanche dernier et dès son arrivée il a tenu à délivrer un « message de soutien » aux Tunisiens. Il exprimait également « une profonde inquiétude vis-à-vis de l’Algérie » qui selon M. Sarkozy préoccupe beaucoup et suscite [en lui] de nombreuses craintes. « L’Algérie, qu’en sera-t-il dans l’avenir ? De son développement, de sa situation ? C’est un sujet qui, me semble-t-il, doit être traité dans le cadre de l’Union de la Méditerranée », a-t-il affirmé.
Selon les médias français la visite de trois jours de M. Sarkozy est dictée par des calculs strictement politiciens. Pour Libération, il était venu en Tunisie pour atténuer son erreur qui avait consisté en la destruction de la Libye ; pour le Parisien, pour entamer sa campagne pour les primaires en renouant avec les experts français en Tunisie ; pour le Figaro, pour rechercher une alliance entre Les Républicains et Nidaa Touness et pour certains analystes, il s’agirait d’électoralisme pur sous couvert de compassionnel, du pur Sarkozy.
M. BELLAKHAL
 

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