Tunisie : le SFDGUI réclame le retour de la police universitaire

Dans un communiqué rendu public, le Syndicat des fonctionnaires de la direction générale des unités d’intervention (SFDGUI) dénonce les mesures sécuritaires prises par le gouvernement Essid suite à l’attaque meurtrière de Sousse, faisant 38 victimes de nationalités différentes, soulignant que celles-ci ne répondent pas aux attentes des agents de sureté et des responsables.

« Pour combattre efficacement le terrorisme, le gouvernement doit doubler les salaires des agents des forces de l’ordre et instaurer un organisme de lutte contre la corruption et d’évaluation du rendement de l’institution sécuritaire », lit-on dans ce même communiqué.
Le syndicat propose ainsi la création d’une administration générale, qui aura pour fonction la protection des institutions nationales, diplomatiques et touristiques ainsi que les personnalités publiques et politiques, l’allocation de toutes les ressources matérielles et humaines pour sa réussite, la définition d’un cadre législatif de ses travaux, la réinstallation de la direction des services de sécurité universitaire au sein des établissements universitaires et la constitution des équipes de défense opérationnelles communes dans les régions.
Le syndicat des fonctionnaires de l’administration générale des unités d’intervention recommande également l’encouragement des corps de forces de sécurité et de garde nationale notamment en allouant aux agents des bourses de spécialité et en mettant à leur disposition le matériel d’intervention, dont les voitures et les armes semi-automatiques ainsi qu’un programme de formation exceptionnel adapté à l’étape future. Il demande d’élever la sélection par le niveau d’instruction des recrues, d’adapter la grille des salaires et la valorisation matérielle pour les diplômés et de mettre en place une unité de formation mobile, en coopération avec les autorités compétentes.

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