Tunisie-Le secteur de l’agriculture et de la pêche : on n’est pas sorti de l’auberge

Un séminaire interrégional, consacré à la « mise à niveau du secteur agricole » a été organisé par l’Union Régionale de l’Agriculture et de la Pêche (URAP) de Bizerte.

Les unions régionales des gouvernorats de l’Ariana, de Béja, de Ben Arous, de Jendouba, du Kef, de Nabeul, de Tunis et de Bizerte ont dépêché leurs représentants à ce conclave qui a été ouvert par le président de l’UNAP et clôturé par le ministre de l’Agriculture. En la seule journée d’hier dimanche 14 juin 2015, tout ce beau monde a réussi à exposer la myriade de problèmes qui touchent le secteur dans ces différentes régions qui se distinguent les unes des autres de leurs spécificités culturales, quoiqu’elles aient en commun certains aspects des difficultés inhérentes au secteur.
L’on y a évoqué pêle-mêle les problèmes fonciers du morcèlement de la propriété, la faible, sinon, l’absence de productivité des sociétés de mise en valeur, l’endettement des bénéficiaires des lots techniques et leur sentiment d’insécurité dû à la brièveté dans le temps des concessions, le mauvais état des pistes agricoles, la dégradation des réseaux d’irrigation dans les périmètres irrigués outre le coût excessif des tarifs et leurs disparités entre une région et une autre, et l’on en passe des questions soulevées par les nombreux participants.
Le président de l’URAP Bizerte a enfoncé le clou en soulevant la question des compteurs collectifs et des problèmes ayant trait à ceux parmi les agriculteurs qui refusent d’honorer leurs factures. Le même intervenant a dénoncé l’état lamentable de nombre de zones irriguées, réalisées dans la hâte et l’improvisation en l’absence d’études techniques fiables. Engrais, semences sélectionnées, herbicides, problèmes de circuits de commercialisation, impositions, autant de problèmes qui ont été abordés et, malheureusement éludés pour leur grande majorité. La journée s’était achevée sur un sentiment « d’inachevé » et grand nombre de questions étaient restées sans réponses, ni mesures envisageables. Le secteur de la pêche n’était pas en reste, et les problèmes soulevés, donnent à se demander comment nous arrivons à trouver du poisson sur les étals de nos poissonniers.
Les « solutions » à cette montagne de problèmes ont été données sous forme de recommandations dont personne n’est certain qu’elles puissent être mises en application.

M. BELLAKHAL
 

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