FIFA : Platini saura-t-il s’attirer les faveurs des fédérations africaines ?

Après la spectaculaire et toutefois inattendue démission de Sepp Blatter de la présidence de la FIFA, quatre jours seulement après sa réélection pour un nouveau mandat de cinq ans, tout le monde affute ses armes pour imposer son candidat pour la succession du Suisse.

Un nom qui revient est celui du Français Michel Platini, le président de l’UEFA, éternel adversaire de Blatter. Cependant, l’on rapporte que Platini, qui « n’a encore rien décidé », pourrait être confronté à la colère voire à l’hostilité des fédérations africaines. Contrairement Blatter qui, lui, avait la faveur de ces dernières.
De mauvaises langues ont toujours soutenu la thèse que les associations africaines ont toujours été « achetées » pour soutenir « le corrompu ». Ce qui suscite la colère de certaines d’entre elles qui rejettent l’accusation, avançant l’argument que Blatter a constamment et invariablement œuvré pour la « régulation du football mondial » et que de ce fait, les fédérations africaines lui restent redevables de « ce geste ». Et ce responsable d’une fédération ouest-africaine de football de rappeler la décision prise en 2001 par le président démissionnaire en faveur de l’Afrique, relative au prélèvement de 5% du montant de chaque transfert pour le reverser au club formateur. Ce qui a profité à nombre de clubs africains et a valu une grande popularité pour Blatter. L’on rappelle également le programme lancé par le Suisse, intitulé « Gagner en Afrique » et doté d’une enveloppe de 70 millions de dollars US et son projet d’installer des pelouses artificielles sur le continent.
Outre le préjugé favorable qu’elles ont toujours accordé à Blatter (ce qui fait peser sur eux de sérieuses présomptions de corruption), les fédérations africaines de football reprochent à Platini ses velléités de « remettre en cause le principe de « un pays, une voix », actuellement en vigueur à la FIFA. Les fédérations africaines jugent ce système démocratique et refusent qu’on le remette en question. Elles sont également persuadées que Platini, au cas où il serait élu, travaillerait à l’instauration d’un droit de véto, à l’instar de celui du Conseil de sécurité de l’ONU.
L’importance des réserves financières de la FIFA (5 Mds de $ US) aiguise certes les appétits et multiplie les candidatures. Cependant que Platini n’est assuré que d’une chose : l’incertitude qui tourne autour du soutien des fédérations africaines. Quels gestes pourra-t-il effectuer en direction des fédérations africaines pour s’assurer de leurs suffrages ?

M. BELLAKHAL

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