Tunisie : annonces pour la vente de terrains aux «Grottes» de Bizerte

Décidément, la zone des « Grottes », plage au caractère singulièrement pittoresque de Bizerte n’en finit pas de défrayer la chronique.

Une première fois et pendant des semaines en mobilisant la société civile contre un projet réalisé par les services publics et qui était considéré comme une agression caractérisée contre la plage et son environnement. Elle n’en finit pas non plus de faire saliver les spéculateurs. Des terrains, aménagés souvent sur des terres domaniales forestières par des « propriétaires », vrais ou fictifs, et dont le prix au mètre carré, quoique exorbitant ne dissuade nullement des acquéreurs peu regardants.
Et alors que la première affaire n’a pas trouvé de solution définitive, une annonce publiée sur les réseaux sociaux, est venue raviver les émotions. Une annonce proposant la vente de lots de terrains sur ce même site des « Grottes », voire des villas clés en main. Des terrains et des habitations de standing proposées aux Tunisiens et aux étrangers, érigées sur des sites où les constructions sont pourtant interdites. L’avidité et l’instinct du lucre sont plus forts que la loi et ceux qui sont chargés de l’appliquer.
Face à cette nouvelle émotion suscitée par ces annonces, le service de presse du gouvernorat est allé recueillir les impressions du gouverneur vis-à-vis de cette nouvelle affaire. « Après avoir pris connaissance de ces annonces commerciales, nous n’avons pas perdu de temps et avons chargé les services concernés pour mener une enquête approfondie » a déclaré le gouverneur, ajoutant qu’une réunion (dont nous n’avons pas encore écho) serait tenue pour prendre les mesures qui s’imposent. Le gouverneur a souligné que les « Grottes » sont devenues une préoccupation substantiellement régionale et que les autorités ne reculeront devant rien pour faire triompher la loi. L’on a également appris que, mardi dernier, il a été procédé à la démolition d’une clôture construite illégalement sur un terrain du site des « Grottes ».

M. BELLAKHAL
 

Articles similaires