FIFA : le coup de main salvateur des Palestiniens à Israël

FIFA_2015_.jpgLa Palestine a cherché et obtenu que figure à l’ordre du jour du congrès de la FIFA qui s’est tenu à Zurich la condamnation d’Israël et son exclusion des compétitions.

Pris de panique après que l’instance internationale a légitimé la demande palestinienne, l’Etat hébreu a cherché à contrer la manœuvre en mobilisant ses amis du Qatar lesquels « ont alerté » Michel Platini, leur grand supporteur. Sans résultats, faut-il préciser car les participants allaient sans faiblesse au vote et que des manifestants poussaient à une adoption de la proposition.
Cependant, coup de théâtre, le vote n’a même pas eu lieu et Israël a reçu une main secourable et inattendue tendue par…la Palestine, car, sans que l’on sache ce qui était arrivé, Jibril Rajoub, le président de la fédération palestinienne de football a purement et simplement retiré sa demande.
Prié d’expliquer ce revirement M. Rajoub a tenu ces propos rapportés par l’AFP : « « Beaucoup de mes collègues, attachés à l’éthique et aux valeurs du jeu, m’ont dit combien il était pénible pour eux de voir la question de la suspension soulevée au sein de notre famille ». Pour sa part, l’homologue israélien de M. Rajoub a exprimé tout son bonheur pour ce retrait, considérant que le foot doit être un pont vers la paix, « laissons la politique aux politiciens », a-t-il déclaré. Les deux hommes ont même échangé une poignée de main à l’issue des discussions.
La Palestine avait demandé une condamnation d’Israël qu’elle accusait de « restreindre les déplacements des joueurs palestiniens outre d’autres griefs dont la création par Israël de « cinq clubs dans les colonies implantées sur les terres occupées depuis 1967, clubs engagés dans les championnats israéliens », initiative contraire au droit international. Cependant nombre de pressions avaient été exercées sur M. Rajoub afin qu’il retire la résolution, en vain.
C’est dire toute l’incompréhension face à ce revirement qui laisse penser que la Palestine aurait pu obtenir quelques promesses en échange de cette annulation de dernière minute.
M. BELLAKHAL

 

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