Statut spécial de la Tunisie à l’OTAN : inquiétude des Algériens

L’imminente adhésion avec statut spécial de la Tunisie à l’OTAN (Organisation du traité de l’Atlantique nord) et qui a été confirmée par Barack Obama, n’a pas eu l’heur de plaire aux Algériens.

Jugée cette déclaration « inquiétante » et la qualifiant de « mauvaise nouvelle », nos frères voisins rappellent qu’ils ont eu à subir dans le passé de la machine de guerre atlantiste et que, aujourd’hui, cette organisation cherche « à finaliser un projet d’encerclement du pays ».
Le président américain avait parlé d’un statut d’ « allié majeur non membre de l’Otan » qui devrait permettre à la Tunisie de « développer une coopération renforcée avec les Etats-Unis pour l’achat et la fabrication d’armes ». Pour des diplomates algériens, la réalité est toute autre. Ils estiment que Washington n’offre ce statut que si le candidat accepte d’accomplir des missions pour le compte de l’Organisation atlantique, précisant que la Tunisie, dans le cas présent pourrait avoir accepté d’assurer la sous-traitance dans la région »
Ahmed Kateb, géopoliticien et enseignant à l’université d’Alger indique pour sa part que cette nouvelle est « très mauvaise » pour l’Algérie. Il explique « Après le flanc ouest caractérisé par une alliance stratégique Maroc-Otan, voilà que le flanc est tombe lui aussi dans les mailles de l’Otan ». Il n’y a pas lieu d’être devin pour savoir que la cible est toujours l’Algérie, souligne-t-il, notre pays ayant toujours été placé « pays à abattre » par les laboratoires et think tanks occidentaux.
Les observateurs tiennent à souligner les convoitises atlantistes après cette « cauchemardesque » alliance militaire entre les USA et la Tunisie et évoquent la mise à disposition probable, à l’Otan, de la base navale de Bizerte.

M. BELLAKHAL
 

Articles similaires