Tunisie: Kerkennah menacée d’une catastrophe écologique

Il semble que les déboires de la société Pétrolière de prospection et d’exploitation énergétique Petrofac à Kerkennah, ne finiront jamais.

Une semaine à peine après la reprise de son activité suite à un blocage de sa production qui a duré 37 jours à cause de l’envahissement par la force de son usine par les employés de la société de l’environnement, Petrofac a de nouveau été prise en otage par d’autres protestataires qui n’ont rien à voir avec son activité.
Pour parvenir à leurs revendications de récupérer leurs embarcations saisies par les autorités après avoir été pris en flagrant délit de pêche au chalut (un moyen interdit et illégal) et arrêtés, ces pêcheurs n’ont pas trouvé mieux que de bloquer le passage des camions de Petrofac, en route vers Sfax puis Skhira.
Ces camions remplis de condensat (produit associé au gaz très inflammable) destiné à l’exportation sont bloqués à l’extérieur de l’usine et n’importe quel petit incendie pourrait engendrer une catastrophe écologique au cas où l’un des camions prenait par malheur feu.
D’un autre côté, face à l’impossibilité d’évacuation des quantités produites de condensat de l’île à travers la sortie de ces camions, et puisque les cuves de stockage de Petrofac sont presque pleines et ne peuvent plus absorber de nouvelles quantités de ce produit, la direction ne peut qu’arrêter encore une fois sa production.
Cet arrêt éventuel de la production de Petrofac, qui produit 12,5% des besoins en gaz de la Tunisie la privera comme d’habitude de produire des quantités avoisinant le 1 million de m3 de gaz par jour et coûtera très cher à l’État tunisien qui possède 55% du capital de ladite société.
Ceci sans parler du fait que cet arrêt forcé de la production de Petrofac, qui ravitaille en gaz la centrale de connexion de la STEG à Aïn Turkia dans la région de Sfax, pourra obliger la Société tunisienne d’électricité et du gaz (STEG) de se ravitailler en Algérie afin d’assurer ses besoins pour la production de l’électricité.
Malheureusement, malgré tous ces risques qui menacent aussi bien l’île de Kerkennah que les intérêts du pays, les autorités continuent de traiter le sujet avec une passivité étonnante.

D’après communiqué
 

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