Tunisie : le Maroc derrière la crise du bassin minier ?

Le journal Al Watan a évoqué l’arrêt de production de phosphate dans les usines du bassin minier de Gafsa, imputant le fait au blocage par plusieurs centaines de sans-emplois des unités de production, soulignant, au passage, que l’UGTT s’opposait à cet état de fait.

Le journal précise que les chômeurs des villes minières dont le taux a dépassé les 35% et qui, depuis janvier 2011, n’ont pas arrêté leurs requêtes pour le travail et contre la marginalisation, ne pourraient être totalement absorbés par la CPG, laquelle vit, en outre, dans un environnement international concurrentiel nécessitant la baisse des prix de revient.
La situation, indique le journal, a fait perdre à la Tunisie son 5ème rang de producteur de phosphates à l’échelle mondiale avec 8 millions de tonnes, alors que le trésor public a perdu annuellement près d’un milliard de dinars depuis 2011, souligne le journal qui mentionne également la perte de plusieurs marchés mondiaux au profit du Maroc et de la Jordanie, à un moment où les cours enregistrent des hausses substantielles.
Le journal rapporte le témoignage d’un ingénieur agronome de la région de Gafsa qui accuse les Marocains de financer les casseurs, d’être les instigateurs de la poursuite de la crise et de la hausse du prix de revient du produit tunisien. Le témoin évoque le cas du transport du phosphate des mines vers l’usine de fabrication d’acide phosphorique de Gabès, transport assuré par une société par des camions et dont les prestations coûtent cinq fois plus cher que par la SNCFT (20 dollars pour les camions contre 4 pour le train).

M. BELLAKHAL
 

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