Tunisie-Bassin minier : une solution dans les dix jours, annonce le chef de l’Etat

Le Président de la République a accordé, hier soir, un entretien à la chaîne privée Al Hiwar Attounissi. C’était la seconde apparition médiatique de Béji Caïd Essebsi depuis son élection à la magistrature suprême.

Ses interventions rares et sporadiques soulèvent l’interrogation de gens qui croient encore en l’omniprésence et l’omnipotence du Chef de l’Etat et qui s’étonnent qu’il n’intervienne pas dans des questions décisives. BCE s’en explique en rappelant les attributions que lui accordent la Constitution et le pouvoir essentiellement consultatif dont il jouit, à l’exception des Affaires étrangères.
Le Chef de l’Etat n’a éludé aucune question, mais ses réponses ont été frappées du sceau de la tactique et de la temporisation, laissant les Tunisiens sur leur faim et toujours aussi désarçonnés quant aux affaires publiques les plus complexes, les plus indécises, les plus cruciales pour l’avenir socioéconomique et sécuritaire du pays.
Interrogé sur la situation du bassin minier de Gafsa, BCE a indiqué qu’elle était la conséquence d’une accumulation de problèmes dont le traitement a été négligé par les gouvernements successifs. Les richesses minières, a-t-il dit, ne peuvent être considérées au plan strictement régional, toute production est une affaire qui concerne le pays dans sa totalité et les citoyens qui doivent en bénéficier. BCE a indiqué que le gouvernement actuel était très sérieusement penché sur la question et qu’il était en mesure d’annoncer une solution dans les dix jours à venir, pour peu qu’on le laisse travailler. Le chef de l’Etat n’a pas laissé passer l’occasion de fustiger « des lobbies qui s’adonnent au jeu néfaste de la déstabilisation ».

M. BELLAKHAL
 

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